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Québec veut plus d'argent d'Ottawa en infrastructures et en santé

Le ministre des Finances du Québec demande au gouvernement fédéral d'augmenter ses investissements en infrastructures et en santé.

Le ministre des Finances du Québec demande au gouvernement fédéral d'augmenter ses investissements en infrastructures et en santé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le paiement de péréquation record de 9,5 milliards de dollars (2015-2016) du gouvernement fédéral au Québec ne tempère pas les ardeurs du ministre des Finances de la province, Carlos Leitao, qui exige une augmentation des transferts fédéraux dans les programmes d'infrastructures et en santé.

M. Leitao a profité de la tribune du sommet des ministres des Finances canadiens pour formuler cette revendication québécoise. Selon lui, Ottawa se serait montré ouvert à l'augmentation du transfert pour les infrastructures, sans toutefois promettre quoi que ce soit. 

« Il y avait une certaine ouverture, mais pas de promesse mirobolante non plus, a soutenu le ministre en fin de journée. Nous allons continuer à marteler ce point-là d'ici le prochain budget fédéral. »

Il a souligné que le plan du gouvernement fédéral, pour les 10 prochaines années, prévoit des investissements de 70 milliards de dollars dans l'ensemble du pays alors que le plan québécois pour la même période prévoit des investissements de 90 milliards.

« Je pense qu'il y a de la place, du côté du gouvernement fédéral, pour augmenter ses dépenses en infrastructures. C'est le moment de le faire, les taux d'intérêt sont à un niveau historiquement bas. »

— Une citation de  Carlos Leitao

La faiblesse des taux d'intérêt favorise l'investissement dans les infrastructures, souligne M. Leitao. Le ministre québécois avance que de tels investissements, en plus de répondre aux besoins de la population et de survenir dans un moment financièrement favorable, auraient pour effet d'accélérer la relance de l'économie canadienne.

« Toutes les agences internationales, du Fonds monétaire international à l'OCDE en passant par la Banque mondiale, tout le monde souligne que, dans le moment actuel du cycle économique, des dépenses en infrastructures sont le meilleur moyen d'accélérer la croissance », poursuit M. Leitao.

En ce qui concerne les transferts fédéraux en santé, M. Leitao estime que le gouvernement central devrait ajouter un facteur démographique tenant compte du vieillissement de la population dans la formule de calcul des paiements de transfert.

Le ministre des Finances du Canada, Joe Oliver, avait précédemment annoncé des paiements de péréquation records aux provinces.

À l'aube d'une année électorale, M. Oliver a vanté les augmentations de paiements de péréquation sous le règne du gouvernement conservateur.

« Les principaux transferts aux provinces et aux territoires s'élèveront ainsi à 67,9 milliards de dollars en 2015-2016, en hausse de plus de 3 milliards par rapport à l'exercice en cours et de près de 63 % depuis 2005-2006 », explique le communiqué du bureau du ministre Oliver.

L'Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan de même que Terre-Neuve-et-Labrador n'obtiennent aucun paiement de péréquation alors que le Québec (9,5 milliards), l'Ontario (2,4 milliards), la Nouvelle-Écosse (1,7 milliard) le Nouveau-Brunswick (1,7 milliard), le Manitoba (1,7 milliard), l'Île-du-Prince-Édouard (361 millions) bénéficient de cette redistribution des richesses.

Le montant reçu par le Québec en péréquation n'a pas surpris le ministre Leitao, puisqu'il correspondait sensiblement aux calculs du gouvernement du Québec.

« J'aimerais bien que le jour arrive où nous n'aurons plus besoin d'un tel transfert, mais, pour l'instant, nous en avons encore besoin. »

— Une citation de  Le ministre des Finances québécois Carlos Leitao
Joe Oliver vante ses paiements de péréquation aux provincesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joe Oliver fait de beaux yeux à Québec et boude Montréal

Photo : Adrian Wyld/CP

La chute du prix du pétrole 

Le ministre Joe Oliver, qui surveille les fluctuations des prix du pétrole, prévoit tout de même réussir à équilibrer son budget de l'an prochain. Prenant le Québec en exemple, il a d'ailleurs invité ses homologues provinciaux à faire les efforts nécessaires pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Loin d'inquiéter le ministre Leitao, la chute du prix du pétrole constitue en fait, à ses yeux, l'équivalent d'une baisse d'impôts pour les consommateurs québécois. De plus, la baisse du prix du pétrole brut entraînera selon lui une hausse des exportations québécoises et canadiennes vers les États-Unis.

À ce sujet, le président du Conseil du Conseil du Trésor, Tony Clement, a avancé lundi qu'Ottawa pourrait devoir réduire ses dépenses si le prix du pétrole demeurait bas, pour s'assurer d'atteindre ses cibles d'équilibre budgétaire.

Le ministre Clement n'a toutefois pas précisé qu'elle serait l'ampleur de cette réduction. Une baisse des cours du pétrole signifie en effet moins de revenus pour le gouvernement.

La rencontre des ministres des Finances intervient sur fond de compressions budgétaires généralisées, de dévaluation du dollar et de baisse des revenus du pétrole qui affectera plusieurs provinces canadiennes. Plutôt récente, la chute du prix du pétrole devrait affecter les revenus canadiens à compter de l'an prochain.

Les ministres ont discuté de la chute du prix du pétrole, hier, et ils devraient, selon M. Leitao, aborder les questions des infrastructures et de la santé aujourd'hui.

Alliance Québec-Ontario

Le Québec compte au moins un allié de taille à la table des provinces. L'Ontario a également réclamé une hausse des transferts en matière en infrastructure et une révision de la formule des transferts en matière de santé.

Selon le ministre ontarien des Finances, Charles Sousa, le ministre fédéral Joe Oliver est conscient de l'importance des investissements en infrastructure.

« Sa préoccupation relève davantage du "timing". La nôtre, c'est qu'il est plus que temps de le faire », a-t-il affirmé.

Avec les informations de Reuters, et La Presse canadienne

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