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« Brian Sinclair n'est pas mort en vain », indique un rapport

Brian Sinclair est mort à l'âge de 45 ans après avoir attendu 34 heures à l'urgence du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, en septembre 2008.

Brian Sinclair est mort à l'âge de 45 ans après avoir attendu 34 heures à l'urgence du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, en septembre 2008.

Photo : Photo de famille

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le rapport de l'enquête publique sur Brian Sinclair, cet homme de 45 ans mort à l'urgence du Centre des Sciences de la santé de Winnipeg en 2008 après avoir attendu 34 heures sans recevoir de soins, a été rendu public vendredi. Le document de 200 pages contient 63 recommandations émises par le juge Ted Preston pour améliorer les services d'urgence.

Brian Sinclair n'avait pas à mourir, mais il n'est pas mort en vain.

Une citation de :Rapport de l'enquête publique sur Brian Sinclair

Sa mort a entraîné une refonte complète des services de premières lignes à l'urgence du Centre des Sciences de la santé de Winnipeg, indique le rapport.

Le rapport indique que les recommandations aideront les services d'urgence à prodiguer des soins médicaux appropriés aux patients, et en même temps, à s'assurer que le système de santé fonctionne de manière efficace pour tous.

Après environ un an d'audiences, le juge de la cour provinciale Tim Preston a livré le rapport d'enquête à la famille de Brian Sinclair et son avocat, Vilko Zbogar, jeudi.

« Même s'ils ne peuvent ramener à la vie M. Sinclair, ils sentent une obligation de s'assurer qu'un tel cas ne se reproduise plus jamais », a dit l'avocat. Vilko Zbogar a ajouté que les six dernières années ont été stressantes, éprouvantes et déchirantes pour les membres de la famille Sinclair.

Une mort « évitable » selon l'ORSW

La ministre de la Santé du Manitoba Sharon Blady (à gauche) et la présidente de l'Office régional de la santé de Winnipeg Arlene Wilgosh ont réagi au rapport du juge Preston vendredi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre de la Santé du Manitoba Sharon Blady (à gauche) et la présidente de l'Office régionale de la santé de Winnipeg Arlene Wilgosh ont réagi au rapport du juge Preston vendredi.

Photo : Bert Savard/ICI Radio-Canada

L'Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW), principale cible des recommandations du juge Preston, reconnaît que le système a manqué à ses devoirs envers Brian Sinclair et que sa mort aurait pu être évitée. C'est ce qu'a affirmé la présidente de l'ORSW Arlene Wilgosh lors d'un point de presse conjoint avec la ministre provinciale de la Santé Sharon Blady.

De son côté, Mme Blady a affirmé que son sous-ministre se chargera de diriger une équipe pour mettre en place les 63 recommandations. Il disposera ensuite de 90 jours pour analyser la faisabilité des recommandations, et présenter une stratégie à court, moyen et long terme pour les mettre en place.

Des stéréotypes persistent selon la famille

La famille de Brian Sinclair accueille favorablement les recommandations du juge Preston, mais pointe du doigt les stéréotypes qui persistent envers les Autochtones. Elle demande qu'on agisse pour mettre fin au cercle vicieux du racisme et des stéréotypes qui ont tué M. Sinclair, et qui continuent de menacer le bien-être des membres des Premières Nations dans le système de santé actuel.

Un rapport interne avait révélé que des employés de l'urgence croyaient que Brian Sinclair était intoxiqué.

Selon l'avocat de la famille, ces stéréotypes sont en cause dans la mort de Brian Sinclair. Il déplore que la commission d'enquête ne se soit pas penchée sur ces stéréotypes dans le système de santé.

La ministre de la Santé pense que le racisme existe dans le système de santé, mais a refusé de dire si l'affaire Sinclair est un cas de racisme.

Rappel des faits

L'enquête publique a permis d'apprendre que des infirmières ont marché près de Brian Sinlair pendant qu'il attendait à l'urgence et bien qu'il eut vomi et que son état se soit détérioré, personne ne s'est occupé de lui jusqu'à ce qu'on découvre qu'il était mort.

Un rapport interne après la mort de Brian Sinclair a affirmé qu'une partie du personnel de l'hôpital pensait que Brian Sinclair était ivre et qu'il s'était présenté à l'établissement pour une promenade ou tout simplement parce qu'il avait besoin d'un endroit pour se réchauffer.

L'homme autochtone amputé des deux jambes est mort en septembre 2008 sur son fauteuil roulant. L'autopsie a démontré qu'il est mort d'une infection de la vessie causée par un cathéter bloqué, une situation qui aurait pu être évitée avec des soins appropriés, selon le médecin légiste en chef de la province. La police a passé un an à enquêter sur la mort de Brian Sinclair. Aucune accusation criminelle n'a été portée.

Pour consulter le rapport de l'enquête publique sur la mort de Brian Sinclair en 2008 (en anglais seulement)

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