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Québec met en place un programme d'aide pour la formation des pompiers volontaires

La ministre Thériault a annoncé un programme d'aide financière pour la formation des pompiers volontaires ou à temps partiel.

La ministre Thériault a annoncé un programme d'aide financière pour la formation des pompiers volontaires ou à temps partiel.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre québécoise de la Sécurité publique, Lise Thériault, a annoncé la mise en œuvre du programme d'aide financière pour la formation des pompiers volontaires ou à temps partiel, un coup de pouce bienvenu pour les villes et les villages qui n'ont parfois par l'argent nécessaire pour en assumer les coûts.

Un texte de Sophie-Hélène LebeufTwitterCourriel

La création du programme, doté d'une enveloppe budgétaire de 19,5 millions de dollars répartis sur cinq ans, avait déjà été annoncée lors du discours sur le budget, en juin dernier.

« Nous sommes très conscients que le financement de la formation offerte aux pompiers volontaires ou à temps partiel était devenu un enjeu », a admis la ministre Thériault au cours d'un point de presse donné vendredi à Louiseville, en Mauricie.

Le programme, qui s'adresse aux municipalités de moins de 200 000 habitants, répond à un besoin criant pour les régions. Sur les 23 000 pompiers que compte la province, 17 800 sont des pompiers volontaires ou travaillent à temps partiel. Des gens « qui doivent souvent quitter leur travail ou leur occupation familiale dès que l'alarme retentit », a souligné la ministre.

Entre 5 % et 7 % d'entre eux partent en outre chaque année et doivent être remplacés.

Le syndicat des pompiers applaudit

Daniel Pépin, président du Syndicat des pompiers du Québec, s’est dit « heureux de la décision du gouvernement ». En entrevue à Radio-Canada, il a estimé que cet investissement allait « grandement aider le métier de pompier et les pompiers ».

L’enveloppe de 19,5 millions de dollars annoncée par Québec est suffisante, selon lui, pour financer les formations.

Pour consulter le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

La formation des pompiers de métier travaillant à temps plein est déjà assumée par Québec.

Le gouvernement oblige déjà les futurs pompiers volontaires à suivre une formation de base de 330 heures, mais certaines municipalités négligent d'investir les sommes nécessaires à leur formation. Ce sont parfois les pompiers volontaires qui doivent eux-mêmes en assumer les frais.

L'aide - l'équivalent de 3000 $ par pompier qui souhaiterait recevoir une formation - sera « accessible dès maintenant », a précisé la ministre. Elle a d'ailleurs invité les pompiers volontaires « à mettre de la pression sur leurs élus pour former les cohortes » le plus rapidement possible.

Le programme s'articule en trois volets: les municipalités se verront allouer des sommes lors de la création des cohortes de formation, après la réussite des cours et, enfin, pour les formations de perfectionnement visant des besoins plus spécifiques, comme le sauvetage en espace clos ou sur un plan d'eau.

Pas une réponse à la tragédie de L'Isle-Verte 

Dans la foulée de l'incendie qui a fait 32 victimes dans une résidence pour personnes âgées de L'Isle-Verte, en janvier dernier, les dépositions des pompiers volontaires ont soulevé des questions quant à leur formation.

Mme Thériault a toutefois soutenu que cette tragédie n'était pas « l'élément déclencheur » derrière la décision de créer un programme d'aide financière.

Le projet était déjà dans les cartons du gouvernement Charest en 2012, a-t-elle dit.

« Ça fait plus de 30 ans que je me bats, avec des collègues, pour avoir cette formation, qui est la base pour nos hommes et nos femmes qui vont secourir nos citoyens, qui sont souvent notre parenté », s'est réjoui le président de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Daniel Brazeau, présent au point de presse. Visiblement ému, il a chaleureusement remercié la ministre.

La nouvelle de ce matin est une avancée majeure pour le monde de l'incendie au Québec. C'est immense, c'est même historique.

Une citation de :Daniel Brazeau, président de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec

Répondant à la question d'une journaliste, la ministre Thériault a précisé que la clause grand-père qui permet aux pompiers volontaires qui ont reçu leur certification avant 1998 de refuser des formations était dans la mire du gouvernement. « Je ne vous annoncerai pas qu'on abolit cette clause, mais je peux vous dire qu'on la regarde avec beaucoup d'intérêt », a-t-elle déclaré. La ministre a précisé qu'elle ferait une annonce à ce sujet « d'ici deux ou trois mois ».

Avec des informations de Maude Montambeault

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