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Luka Rocco Magnotta dessiné lors de sa comparution le 9 janvier 2013

Luka Rocco Magnotta dessiné lors de sa comparution le 9 janvier 2013

Photo : La Presse canadienne / PC/Mike McLaughlin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'affaire Luka Rocco Magnotta a fait le tour du monde, et son procès aura certainement été le plus médiatisé de l'année au pays. Un procès qui s'est aussi transporté sur Twitter. Pendant les 11 semaines des audiences, les journalistes Isabelle Richer et François Messier ont produit à eux seuls près de 3200 tweets. Que disent toutes ces parcelles d'informations une fois regroupées? L'équipe d'ICI Grand Montréal a répertorié les mots les plus significatifs et les plus récurrents de leurs tweets pour le découvrir.

Un texte de Marie-Ève TremblayTwitterCourriel

Le fait de twitter en direct d'un procès est une pratique relativement nouvelle. Au procès du juge Delisle, reconnu coupable du meurtre de sa femme, quelques journalistes avaient relayé les détails des audiences sur le réseau social. Même scénario pour le procès de Guy Turcotte. La tendance se confirme avec le procès de Luka Rocco Magnotta.

Il faut dire que ce ne sont pas tous les juges qui acceptent les tweets en direct pendant les audiences. Les règles sont un peu floues, et l'autorisation de gazouiller « est à la discrétion du juge », précise Isabelle Richer, journaliste judiciaire à Radio-Canada. Le juge Guy Cournoyer ne s'est pas opposé à cette pratique.

Magnotta face à la justice

À la lecture des mots que nous avons positionnés sur une frise chronologique, nous pouvons diviser le procès en deux grandes parties : la preuve matérielle et la bataille d'experts.

Entre les fins détails...

Pendant les quatre premières semaines, la Couronne a présenté la preuve matérielle en décrivant les détails factuels (vidéo, fuite en Europe, arrestation, autopsie, etc.) et appelant à la barre des experts de tous horizons (policiers, pathologistes, spécialistes en balistique, etc.)

Les mots employés ici servent à mettre en lumière les circonstances du meurtre. Parmi les mots les plus récurrents, certains semblent banals a priori, mais ils prendront une tout autre signification plus tard dans le procès. Un exemple? Isabelle Richer détaille l'importance d'une canette de peinture.

... et la psychiatrie

Au premier jour du procès, Luka Rocco Magnotta a reconnu avoir tué Lin Jun en mai 2012. L'essence même du procès est donc de déterminer sa responsabilité criminelle. C'est là qu'entrent en scène la preuve de la défense et la contre-preuve. Cette « bataille d'experts » apparaît dans la deuxième moitié du procès.

Trois psychiatres se sont succédé à la barre des témoins. Les mots utilisés mettent en lumière deux visions bien distinctes. Luka Rocco Magnotta souffre-t-il de schizophrénie ou est-il plutôt atteint d'un trouble de la personnalité? Le journaliste François Messier note à quel point cette partie, principalement basée sur l'opinion d'experts, est complexe.

Twitter, un exercice de synthèse

Au palais de justice, nous avons rencontré les journalistes de plusieurs médias qui ont couvert le procès. Leur réaction par rapport à l'utilisation de Twitter est positive. Si c'est parfois perçu comme une tâche supplémentaire, pour certains, c'est aussi la meilleure façon de prendre des notes.

Émettre un propos clair et compréhensible en 140 caractères, « ça nous force à synthétiser au départ », souligne Isabelle Richer.

Les 10 mots les plus mentionnés au cours du procès

Magnotta
Dre Allard
Lin Jun
Dr Watts
Dr Chamberland
Psy
Schizophrénie
Photo
Dr Barth
Dre Roy

Magnotta face à la justice

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