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Le site principal de la contestation à Hong Kong évacué

Le défenseur de la démocratie Martin Lee salue ses supporteurs au moment où il se fait escorter par la police.

Le défenseur de la démocratie Martin Lee salue ses supporteurs au moment où il se fait escorter par la police.

Photo : Getty Images / Lucas Schifres

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les agents d'entretien de la municipalité de Hong Kong déblayaient jeudi le principal site de contestation que les manifestants prodémocratie ont évacué dans la nuit, marquant un coup d'arrêt à un mouvement qui a duré plus de deux mois et qui a secoué l'ancienne colonie britannique.

Au petit matin, plusieurs centaines de policiers sont arrivés dans le quartier d'Admiralty, situé tout près des bureaux du gouvernement et de Central, le quartier des affaires, tandis que des ouvriers portant des casques de chantier utilisaient des cisailles pour faire tomber les barricades installées par les manifestants.

Les forces de l'ordre ont évacué les manifestants. Martin Lee, un des fondateurs du Parti démocratique de Hong Kong, le dirigeant étudiant Nathan Law, le magnat des médias Jimmy Lai et des parlementaires ont notamment été conduits hors du site.

Les manifestants ont opposé peu de résistance à cette évacuation, qui arrive après une décision de justice rendue mardi.

Ils ont rassemblé oreillers, couvertures et autres effets personnels qui se trouvaient à l'intérieur des tentes.

« Ce mouvement avait quelque chose de surréaliste. Personne n'aurait pensé qu'il pourrait durer plus de deux mois dans un endroit où le temps et l'argent ont autant d'importance », a commenté Jack Luk, un manifestant de 27 ans.

Beaucoup avaient les larmes aux yeux en quittant le site. D'autres soulignaient que ce mouvement a relancé le combat pour la démocratie.

Les manifestants entendent revenir

« Le mouvement est un processus de réveil pour Hong Kong. Des gens, qui ne s'intéressaient pas à la politique auparavant, ont changé et n'ont pas peur d'être arrêtés, notamment les jeunes, déclare Lee Cheuk-yan, député du Parti travailliste. Le mouvement pour la démocratie est plein d'énergie. C'est le passage du flambeau d'une génération à l'autre ».

Une large banderole jaune avec un parapluie, symbole du mouvement, et l'inscription « Nous reviendrons » a été déployée sur un pont au-dessus des quatre voies qu'occupaient les manifestants. Des messages du même genre ont été affichés sur les tentes.

Près de la base de l'Armée populaire de libération (APL, l'armée chinoise) dans le centre de la ville, une immense banderole orange fixée à des perches en bambou prévient : « Ce n'est que le début. »

L'évacuation n'est pas la fin du mouvement, a dit le chef de la Fédération des étudiants de Hong Kong, Alex Chow. « On peut évacuer aujourd'hui, mais les gens reviendront dans les rues un autre jour. »

Avant l'évacuation finale, plus de 10 000 personnes s'étaient massées mercredi soir sur le site, malgré les appels des autorités à rester à l'écart.

Hong Kong a été rétrocédé à la Chine en 1997 sous le régime « un pays, deux systèmes » qui donne à la « région administrative spéciale » plus d'autonomie et de liberté qu'au reste de la Chine communiste.

Les manifestants réclament de pouvoir élire librement le chef de l'exécutif de Hong Kong lors des prochaines élections, prévues en 2017. Le Parti communiste à Pékin veut sélectionner au préalable les candidats qui se présenteront au suffrage des électeurs de Hong Kong.

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