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  • Exclusif
  • Airbnb en chiffres : offre centralisée, prix aux extrêmes

    Louangé par les uns, détesté par les autres, Airbnb a transformé n'importe qui en aubergiste potentiel. Mais qui sont les Montréalais qui louent leur appartement ou leur chambre? Combien se louent ceux-ci? Radio-Canada a extrait les données du site pour les faire parler.

    Une chronique de Pasquale Harrison-Julien, du Grand MontréalTwitterCourriel

    1. Toutes les annonces à Montréal

    Premier constat : les touristes qui veulent venir à Montréal ont le choix entre 4372 annonces sur Airbnb. L'essentiel des locations disponibles se trouve dans les quartiers centraux.

    Chaque bulle ci-dessous représente une annonce.

    Carte montrant où se trouvent la plupart des Airbnb à Montréal.Chaque bulle représente une annonce sur Airbnb. Photo : Radio-Canada

    La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible.

    Si l'on plonge plus en détail dans les données, on s'aperçoit que les locateurs préfèrent ne pas partager leur espace avec des voyageurs. En effet, les résidences entières sont la catégorie la plus représentée à Montréal (3286, comparativement à moins de 1000 chambres individuelles et moins d'une centaine de chambres partagées). En moyenne, les résidences se louent 113 $ la nuit, comparativement à 42 $ pour une chambre individuelle.

    Trois graphiquesAgrandir l’imageStatistiques des Airbnb à Montréal Photo : Radio-Canada

    Pour explorer le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

    Notre démarche

    Genève, Paris, Bruxelles; plusieurs médias francophones se sont aventurés dans le journalisme de données pour faire parler la base d'adresses d'Airbnb, à l'instar de médias anglophones. Pour extraire les données, nous nous sommes inspirés du travail du quotidien suisse Le Temps, qui a mis en ligne un code adaptable (Nouvelle fenêtre).

    Dans ce premier article d'une série de deux, nous brossons le portrait des locations dans la métropole. Demain : une concurrence déloyale contre les gîtes?

    2. Une grande majorité peu active

    Si quelques personnes semblent très actives sur Airbnb, la vaste majorité ne l'est pas. Impossible de répertorier le nombre exact de transactions. Toutefois, les commentaires laissés par les utilisateurs sont révélateurs, car ils sont encouragés, mais aussi récompensés. Plus la participation est élevée, plus la réputation d'un usager est bonne.

    Donc, si l'on se fie au nombre de commentaires laissés, plus d'un locateur sur trois ne possède aucun commentaire. De plus, 60 % des utilisateurs n'ont récolté que trois commentaires ou moins. Cette moyenne grimpe à presque 80 % pour ceux qui ont récolté 10 commentaires et moins depuis leur inscription.

    GraphiqueCommentaires laissés sur Airbnb Photo : Radio-Canada

    3. Le Plateau, royaume du Airbnb

    Sans surprise, c'est dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal que se concentre la plus grande proportion d'annonces sur Airbnb. Mais sa surreprésentation, elle, est notable : au moins une location sur quatre est située dans ce périmètre, une sur trois pour les résidences privées.

    Pour regarder la répartition par arrondissement sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

    Des chiffres qui pourraient réjouir le maire de l'arrondissement, Luc Ferrandez, car la présence accrue de touristes peut vouloir dire plus de retombées financières pour le secteur. Pourtant il s'en inquiète.

    S'il y a 1300 Airbnb sur 60 000 adresses, ça va encore. Mais si c'est en croissance, là, on a un problème.

    Luc Ferrandez, maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal

    Le maire dit craindre que comme à Rome, Berlin et Paris, les propriétaires soient de plus en plus tentés de louer leurs logements à des touristes plutôt qu'à des résidents.

    Luc Ferrandez n'a rien contre les citoyens qui louent leur appartement le temps d'une escapade en Europe, par exemple. Il dénonce plutôt la présence de « superlocateurs » qui achètent de plus en plus d'unités destinées à la location temporaire.

    Ce qui est inquiétant, c'est qu'on n'a aucun moyen de contrôler la croissance. Aussi, certains locataires ne sont pas du monde. Des gens arrivent à Montréal toutes les semaines pour boire, rigoler sur la terrasse jusqu'au petit matin.

    Luc Ferrandez, maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal

    Le maire du Plateau-Mont-Royal voudrait voir plus d'inspecteurs et demande à Québec trouver une solution.

    Ce que la loi dit au Québec

    « Tout établissement qui offre un logement en location pour une période de moins de 31jours est obligé de détenir une attestation de classification. Ne sont pas assujettis les établissements offrant de l'hébergement sur une base occasionnelle. Le mot « occasionnel » n'est pas défini en termes de jours, mais comme un acte fortuit, accidentel et/ou qui ne se produit pas à répétition. » - Tourisme Québec

    4. Des prix dans les extrêmes

    Si l'on plonge dans les fiches, on constate qu'il y en a pour tous les goûts. Nous avons ressorti la location la moins chère et, à l'autre extrême, la plus chère. Devinez leur prix avec les photos ci-dessous.

    Le moins cher

    Le plus cher

    Avec Florent Daudens

    Société