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Le PDG de Produits forestiers Résolu mène une charge contre Greenpeace

Richard Garneau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le grand patron de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau, accuse Greenpeace d'agir dans l'illégalité.

Il réagit ainsi à la décision du détaillant américain Best Buy qui a annoncé, mardi, qu'il exigerait désormais de ses fournisseurs de papier canadiens des produits certifiés conformes à la norme du Forest Stewardship Council (FSC).

Cette décision de Best Buy signifie que la compagnie n'achètera plus de papier circulaire auprès de l'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu.

Dans une entrevue à Café, boulot, Dodo, Richard Garneau a indiqué que cette situation illustrait bien que le chantage des environnementalistes a des conséquences concrètes. Il les accuse de mentir et de tromper la population en toute impunité.

« Quand on est prêt à poser des gestes qui sont illégaux, qui sont malhonnêtes, quand on est prêt à faire des mensonges, là on voit les conséquences, affirme M. Garneau. Les conséquences sont chez nous, ce sont des emplois. »

Le président-directeur général de Produits forestiers Résolu a également lancé un appel à la mobilisation régionale lors d'une conférence à la Chambre de commerce du Saguenay pour empêcher que les attaques de Greenpeace nuisent aux emplois liés à l'industrie forestière.

Richard Garneau a interpellé le député libéral Serge Simard, qui était dans l'assistance, afin de demander l'aide de son gouvernement pour contrer les campagnes de Greenpeace.

Ce sera grandement le temps que le gouvernement du Québec se décide de réagir aux attaques des groupes environnementaux, et qu'on s'assure qu'on ne laisse pas dire n'importe quoi.

Richard Garneau, président-directeur général de Produits forestiers Résolu

Serge Simard a assuré la compagnie de son soutien. « On va regarder vers où on peut travailler pour que ça n'arrive plus », a-t-il indiqué. 

Mais sa réponse est loin d'avoir convaincu les représentants syndicaux de l'usine Kénogami de PFR.

« Ils ont nommé un ministre de la Forêt et ça dort au gaz, affirme Daniel Maltais. Un moment donné, il faut que le ministre, ce n'est pas juste de dire on s'en occupe, il est minuit moins un et il faut qu'il s'occupe vraiment des problématiques de la forêt. »

Greenpeace reproche à Résolu d'avoir perdu la certification environnementale FSC en 2013.

Toutefois, Richard Garneau explique que la compagnie n'est pas responsable de la situation parce que la certification a été retirée à PFR à cause de l'abandon du plan de rétablissement du caribou forestier du gouvernement du Québec et des négociations qui piétinent avec les Premières Nations.

Appel au boycottage

De son côté, le président du syndicat de la scierie Mistassini de PFR, Daniel Leblond, lance un appel au boycottage du distributeur de produits électroniques Best Buy.

Le dirigeant syndical juge qu'aujourd'hui, les dommages causés par Greenpeace justifient une levée de boucliers générale.

« Il y a un combat entre Résolu et Greenpeace et c'est les travailleurs qui paient pour ça, souligne M. Leblond. Moi, je te dis que je pense que tous les syndicats et Résolu se lèvent et disent qu'il faut que ça arrête. »

Daniel Leblond en a aussi contre le député fédéral Denis Lebel, qu'il trouve silencieux depuis le début dans la guerre entre Résolu et Greenpeace.

M. Leblond soutient que le gouvernement canadien a un rôle à jouer, par exemple dans le dossier de la protection du caribou forestier.

Il ne veut pas dire aux gens comment voter en 2015, mais il met le député en garde s'il continue d'éviter le sujet et de refuser les rencontres.

« Moi, ce n'est pas à Ottawa que je veux le voir, c'est à son bureau à Roberval, affirme M. Leblond. S'il a trois ministères puis qu'il n'a pas le temps de parler à personne au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qu'il reste là-bas et qu'on en nomme un autre ici. »

Saguenay–Lac-St-Jean

Industrie forestière