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Il serait « fou » de réglementer les GES dans le contexte pétrolier actuel, dit Harper

Stephen Harper répond aux questions de l'opposition à la Chambre des communes. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld / PC
Radio-Canada

Le premier ministre Stephen Harper n'a pas l'intention d'imposer une réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'industrie pétrolière et gazière avant que les États-Unis ne le fassent.

« J'ai été très clair en ce qui a trait à la réglementation des secteurs pétrolier et gazier. C'est quelque chose que nous aimerions faire, mais que nous devons faire de manière intégrée dans une économie continentale », a-t-il soutenu aux Communes, alors qu'il était appelé par l'opposition à dire comment il entendait répondre à l'appel du secrétaire général de l'ONU d'en faire plus pour le climat.

Avec la récente dégringolade des prix du pétrole, imposer une réglementation de façon unilatérale sur les GES serait « fou », et le gouvernement « ne le fera clairement pas », a poursuivi M. Harper lors de la période des questions.

Considérant le contexte gazier et pétrolier, il serait fou, ce serait de la folie sur le plan économique, d'imposer des pénalités à ces secteurs de façon unilatérale. Nous ne le ferons certainement pas.

Stephen Harper

Le gouvernement Harper s'était engagé en 2007 à mettre en avant une réglementation dans ce secteur, laissant même entendre en 2013 qu'une ébauche était dans les cartons.

Le coût de l'inaction

Cette sortie a étonné la porte-parole néo-démocrate en matière d'environnement, Megan Leslie. « Les anciens ministres de l'Environnement nous disaient : ''attendez, il faut qu'on prenne le temps de s'assurer que tout est correct, attendez''. Mais on a attendu pour quoi? Rien », a-t-elle déploré. Elle estime qu'en fait, le coût de l'inaction est de loin supérieur à celui de l'action, à tout le moins, pour les citoyens.

Les Canadiens paient pour les conséquences des changements climatiques, et le Bureau d'assurance du Canada dit que les primes augmenteront (en raison des phénomènes climatiques extrêmes). C'est seulement ce secteur qui semble n'avoir rien à payer.

Megan Leslie, députée du NPD

Pour le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, « le premier ministre est en train de chercher des excuses pour justifier son inaction depuis des années sur nos obligations de veiller à nos responsabilités environnementales ».

Pour moi, il ne comprend pas que sans une réglementation robuste, nous n'allons pas pouvoir accéder aux marchés internationaux avec nos ressources.

Justin Trudeau
Avec les informations de La Presse canadienne

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