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Réchauffement climatique : des engagements qui restent insuffisants

Une cheminée industrielle polluante

Une cheminée industrielle polluante

Photo : iStock / iStockPhoto

Radio-Canada

Les engagements pris récemment par la Chine, les États-Unis et l'Union européenne pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) permettront de freiner la hausse des températures, selon une étude scientifique publiée lundi. En dépit de ces progrès envisagés, les températures prévues restent à un seuil dangereux, avertissent les auteurs du rapport, publié à Lima, au Pérou, en marge des négociations de la conférence de l'ONU sur le climat.

À terme, les promesses de ces trois entités permettront de limiter le réchauffement à environ 3°C - au lieu de 3,9°C - montre le rapport, issu des données du Climate Action Tracker (CAT), un instrument d'évaluation mis en place par quatre centres de recherche européens.

En vertu d'un accord conclu avec Washington, Pékin a annoncé le mois dernier qu'elle atteindrait d'ici 2030 un pic de ses émissions de GES, qui devraient ensuite diminuer. Les États-Unis s'efforceront quant à eux de réduire leurs émissions de 26 % à 28 % par rapport à leur niveau de 2005.

De leur côté, les 28 pays membres de l'Union européenne se sont fixé comme objectif d'abaisser d'ici 2030 leurs émissions de 40 % par rapport aux niveaux de 1990.

Progrès significatifs mais insuffisants

C'est la première fois en cinq ans que des promesses d'action permettent d'infléchir la courbe de la hausse des températures.

Ces mesures représentent des « progrès significatifs », mais restent « insuffisantes » pour limiter le changement climatique et ses effets sur la sécurité alimentaire, l'accès à l'eau, les infrastructures et la santé, estiment les scientifiques.

L'objectif formulé par la communauté internationale à Copenhague, il y a cinq ans, pour réduire le risque d'inondations, de canicules et de montée des océans était de plafonner cette augmentation des températures à 2°C par rapport à l'époque préindustrielle.

Changements climatiques

Selon le CAT, il revient maintenant à d'autres grands pays émetteurs, comme l'Inde, d'annoncer des plans ambitieux. Sur les 22 pays analysés, « très peu ont des engagements qui sont cohérents avec une limite du réchauffement en dessous de 2°C », notent les quatre centres de recherche.

Le Canada fait d'ailleurs très mauvaise figure dans la lutte contre les changements climatiques, indique un rapport dévoilé plus tôt à la conférence de l'ONU par le groupe de réflexion allemand Germanwatch et le Réseau action climat. Le pays se classe au 55e rang des 58 pays produisant 90 % des émissions de GES.

L'Europe court un risque accru d'avoir des canicules

Les étés sont de plus en plus chauds en Europe centrale et en Europe méditerranéenne, montrent des scientifiques britanniques dans une étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change.

En raison du réchauffement climatique, le risque de ces régions de connaître un été exceptionnellement chaud est passé d'une fois par cinquante ans, au début des années 2000, à une fois aux cinq ans.

L'Organisation météorologique mondiale avertissait la semaine dernière que 2014 pourrait être l'année la plus chaude jamais enregistrée à l'échelle planétaire depuis l'établissement de relevés météorologiques, il y a 135 ans.

La conférence annuelle de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se déroule à Lima jusqu'au 12 décembre.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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