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Des organismes communautaires de Gatineau demandent plus de financement à Québec

Une trentaine de manifestants se sont fait entendre devant les bureaux de la députée de Hull, Maryse Gaudreault. (08-12-14)

Une trentaine de manifestants se sont fait entendre devant les bureaux de la députée de Hull, Maryse Gaudreault. (08-12-14)

Photo : Jean-Sébastien Marier / SRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une trentaine de représentants d'organismes communautaires en défense des droits de Gatineau ont manifesté, lundi, devant les bureaux de la députée de Hull, Maryse Gaudreault.

Ils exigent une bonification de l'aide financière accordée par le gouvernement du Québec.

Les 300 organismes de la province incluent notamment les comités de logement, le Mouvements action chômage et les Associations coopératives d'économie familiale (ACEF).

Les manifestations se poursuivront jusqu'à la fin de la semaine, partout au Québec.

On s'attend à ce que les temps soient durs pour les organismes.

Une citation de :Caroline Toupin, porte-parole des organismes communautaires en défense des droits

La plupart de ces organismes sont financés par le Secrétariat à l'action communautaire autonome.

Toutefois, le budget des organismes communautaires en défense des droits n'a pas été indexé ni bonifié depuis leur création.

« On est financés en moyenne à 54 000 $ par année, alors que pour les 4000 autres groupes [du Secrétariat] à l'action communautaire autonome, la moyenne est de 124 000 $. Donc, on a vraiment un retard à rattraper », souligne la porte-parole du Regroupement des organismes communautaires en défense collective des droits, Caroline Toupin.

L'Outaouais, région négligée

La situation est encore plus difficile en Outaouais, souligne Mme Toupin, puisque certains organismes sont moins financés que ceux d'autres régions.

Il y a pas mal de groupes en Outaouais qui sont financés avec le seuil plancher de 30 000 $. C'est vraiment difficile, à 30 000 $, d'engager quelqu'un à temps plein.

Une citation de :Caroline Toupin, porte-parole des organismes communautaires en défense des droits

Le regroupement estime avoir besoin de 40 millions de dollars supplémentaires pour être financé adéquatement, « ce qui représente 117 000 $ par organisme local, deux ou trois employés. Ce n'est pas tant que ça », estime Mme Toupin.

« Dans le contexte d'austérité actuel, ce sont les droits qui sont attaqués, les droits sociaux, les droits économiques. On pense que les besoins seront de plus en plus grands dans la population et que ça devient d'autant plus important de financer adéquatement les organismes qui aident les gens à défendre leurs droits », ajoute-t-elle.

Les organismes ont rencontré au début de l'automne le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

S'il dit avoir bien compris leur rôle, il n'a pris aucun engagement.

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