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Un djihadiste canadien dans une vidéo du groupe armé État islamique

Un Canadien apparaît dans une nouvelle vidéo de propagande du groupe armé État islamique. Il s'agirait de John Maguire, 23 ans. Les explications de Julie Marceau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un homme de 23 ans identifié comme John Maguire, qui se fait appeler Abou Anwar al-Canadi, apparaît dans une vidéo du groupe armé État islamique (EI). Il invite les « loups solitaires » à attaquer des cibles canadiennes.

Livrant un discours de propagande islamiste, il invite explicitement les Canadiens, notamment ceux de la communauté musulmane, à choisir entre l'exil et le combat en suivant les exemples de Martin Couture Rouleau, qui a happé mortellement avec sa voiture l'adjudant Patrice Vincent à Saint-Jean-sur-Richelieu, et de Michael Zehaf-Bibeau, auteur de l'attentat au parlement d'Ottawa.

Le djihadiste explique également que les attaques contre des cibles canadiennes sont liées à la participation du Canada à la Coalition internationale contre l'EI.

C'est la société américaine SITE Intelligence Group, qui surveille les activités du mouvement djihadiste, qui a publié la vidéo sur son site Internet, dimanche.

L’homme, qui était déjà surveillé par les services de la GRC, apparaît dans cette vidéo de plus de six minutes debout devant un bâtiment en ruine avec en arrière-plan une mosquée dans une zone non identifiée.

John Maguire est un ancien étudiant de l'Université d'Ottawa. Il dit avoir été un « Canadien ordinaire » avant son « éveil religieux. »

Un collègue d'université se dit surpris par le discours de John Maguire.

« Ce qui me choque le plus, c'est comment un individu éduqué pourrait vraiment conclure que le monde est aussi noir et blanc.  »

— Une citation de  Stéphane Pressault, un collègue d'université de John Maguire

Stéphane Pressault réagit à la diffusion d'une vidéo du groupe armé État islamique où apparaît son collègue d'université, le Canadien John Maguire.

« Il se décrit comme s'il était normal. Pour moi, ça crée un gros problème et ça peut encourager des stéréotypes négatifs envers des gens qui décident de se convertir à l'islam », affirme Stéphane Pressault, qui a connu John Maguire à l'Université d'Ottawa.

« Il s'agit de toute évidence de propagande. On voit qu'ils [les djihadistes] tentent de capitaliser sur les événements qui se sont produits à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa », affirme pour sa part Richard Blanchette, ex-major général des Forces canadiennes.

« Soyez assurés que les services de renseignement canadiens vont porter une attention particulière à ce message. Je suis certain que des spécialistes se penchent actuellement sur ce qui a été présenté par cet individu radicalisé et qui présente une vision tout à fait tordue de cette belle religion qu'est l'islam », poursuit M. Blanchette.

Steven Blaney réagit

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, a réagi dans un communiqué en rappelant que le terrorisme demeure une menace réelle pour les Canadiens et en appelle à la vigilance.

« C’est aussi pour cette raison que le Canada prend part à la coalition qui mène des frappes aériennes contre le groupe armé État islamique et en aidant les forces de sécurité en Irak dans leur combat contre le terrorisme », a-t-il dit.

Steven Blaney ajoute que le Canada est déterminé à renforcer les outils à la disposition des policiers et des services de renseignement pour « pour mieux nous protéger ».

Plus tôt cette année, les agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ont estimé que 130 extrémistes canadiens avaient rejoint les combats en Syrie ou en Irak. Cependant, ils ne seraient pas tous au sein du groupe armé État islamique.

Rappelons que le gouvernement canadien n'a jamais attribué au groupe armé État islamique les attentats survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et au parlement, en octobre dernier. 

Notre dossier
Avec les informations de La Presse canadienne

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