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60 organisations contestent la nouvelle loi sur la prostitution

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Une prostituée négocie avec un client potentiel.

Une prostituée négocie avec un client potentiel.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une soixantaine d'organisations et d'agences du pays appellent à ne pas appliquer et à abroger la nouvelle loi C-36 sur la prostitution qui entre en vigueur aujourd'hui.

Les groupes comme la Société John Howard de Toronto, la Société canadienne du Sida, la Coalition contre la pauvreté de Sudbury, ou encore Sex Professionals of Canada notamment, veulent une décriminalisation complète de la prostitution au Canada.

Les modifications à la réglementation de la prostitution suivent une décision de la Cour suprême du Canada l'an dernier qui a déterminé que les anciennes lois enfreignaient les droits des prostituées. Le groupe soutient cependant que la loi criminalisera à nouveau le travail du sexe en recréant des conditions favorables aux violences subies par les prostituées lorsque les lois précédentes étaient en place. Il demande donc que la prostitution soit légale au Canada et que les travailleuses du sexe aient des garanties juridiques et des droits liés au travail.

Publicité interdite 

La loi criminalise l'achat de services sexuels ainsi que la publicité et d'autres formes de communication en liens avec leurs ventes, tout en assurant une certaine immunité pour les prostituées. Le gouvernement affirme que la loi permet aux travailleuses du sexe de créer des conditions de travail plus sures.

Des critiques en doutent, parce que la loi rend illégaux la plupart des aspects liés au commerce du sexe.

« [La nouvelle loi] considère les travailleuses du sexe comme des victimes de violence, plutôt que de comprendre que c'est la criminalisation, l'isolement et la négation des droits et libertés qui engendrent la violence et l'exploitation des prostituées », disent les 60 organismes dans un communiqué.

« Nous avons besoin de décriminaliser entièrement le travail du sexe pour assurer la sécurité, la dignité de toutes les travailleuses du sexe et reconnaître que l'application de la loi cible de manière disproportionnée les personnes noires, autochtones, immigrantes, transgenres et les prostituées qui travaillent dans la rue », est-il écrit.

Avec les informations de La Presse canadienne

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