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La courte échelle est vendue

Détail de la couverture de « Mon ami Pichou », de Ginete Anfousse, publié aux éditions La courte échelle

Détail de la couverture de « Mon ami Pichou », de Ginete Anfousse, publié aux éditions La courte échelle

Photo : Ginette Anfousse/La courte échelle

Radio-Canada

Les auteurs de La courte échelle poussent un soupir de soulagement. La vente de la maison d'édition a été confirmée, vendredi, ainsi que le paiement des sommes qui leur sont dues.

Raymond Talbot, ancien propriétaire des librairies Champigny, et sa fille Mariève Talbot, qui a occupé le poste de directrice de l'organisme Lis avec moi, se portent acquéreurs de ce fleuron québécois de la littérature jeunesse. Ils se sont engagés à verser les sommes dues aux auteurs et aux illustrateurs.

Mariève Talbot prendra la direction de la maison d'édition.

Mariève Talbot, nouvelle directrice et propriétaire de La courte échelle

Mariève Talbot, nouvelle directrice et propriétaire de La Courte échelle

« Pour nous, il était primordial de discuter avec les artisans de La courte échelle pour leur présenter notre vision quant à l'avenir de la maison d'édition, a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Nous leur avons notamment expliqué notre volonté de sauvegarder le fonds et de maintenir la qualité littéraire qui a fait la réputation de la maison. »

L'entente entre le syndic, mandaté par La courte échelle, et la famille Talbot a été conclue mercredi. Elle comprend l'ensemble du catalogue, soit les éditions de La courte échelle jeunesse et adulte, ainsi que les divisions La Mèche et Parfum d'encre. Les activités de La courte échelle reviendront à la normale au cours des prochaines semaines, prévoient les nouveaux acquéreurs.

Je suis très heureuse. J'ai travaillé avec les acquéreurs et je me réjouis du paiement des droits d'auteur.

Hélène Derome, ancienne présidente de La courte échelle

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois s'est également réjouie de l'entente. Rappelons que le montant dû en droits d'auteur s'élève à plus de 300 000 $.

Léon quitte La courte échelle

Une seule auteure a décidé de faire cavalier seul. En effet, Annie Groovie, auteure de la populaire série Léon, a préféré récupérer ses droits. Elle a affiché le message suivant sur sa page Facebook :

 « Léon et ses amis ne vous quittent pas... Ils partent seulement à la recherche d'une nouvelle maison. »

Séance de signature d'Annie Groovie, une auteure de La courte échelle

Séance de signature d'Annie Groovie, une auteure de la Courte échelle

Les éditions de La courte échelle s'étaient placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers le 10 octobre dernier.

Plusieurs centaines d'auteurs et d'illustrateurs, qui se croyaient protégés par la Loi sur le statut de l'artiste, avaient eu la mauvaise surprise d'apprendre qu'ils ne pouvaient reprendre les droits de leurs oeuvres. Selon le syndic de faillite, cette clause de la loi provinciale sur la résiliation du contrat en cas de faillite était invalidée par la loi fédérale sur les faillites.

La maison d'édition possède un catalogue de près de 700 titres, aussi bien en littérature jeunesse, avec des auteurs phares comme Élise Gravel, Annie Groovie, Marianne Dubuc et Marie Hélène Poitras, qu'en littérature pour adultes, où elle compte parmi ses auteurs Chrystine Brouillet, Stanley Péan et André Marois.

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