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Des Autochtones se mobilisent contre la violence faite aux femmes

Radio-Canada

Des communautés autochtones de partout au Canada ont décidé de s'attaquer au problème de la violence en impliquant tous les membres des communautés, et tout particulièrement les hommes.

Des communautés autochtones de partout au Canada ont décidé de s'attaquer au problème de la violence en impliquant tous les membres des communautés, et tout particulièrement les hommes.

Un texte de Fannie Bussières-McNicollTwitterCourriel

Martin Hervieux, un Innu des environs de Sept-Îles, a décidé de devenir un modèle et un porteur d'espoir pour les autres hommes de sa communauté.

Il fait partie du comité d'hommes Napeut, aux côtés d'une douzaine d'autres Autochtones ayant déjà été agresseurs ou agressés. Ils vont de communauté en communauté pour faire de la sensibilisation dans des écoles ou bien intervenir auprès de familles aux prises avec un problème de violence.

Martin Hervieux prouve aux autres hommes qu'il est possible de se réhabiliter et « de vivre de la non-violence ». Écoutez son entrevue ci-dessous.

J'essaie aussi de montrer aux jeunes que ça se peut d'avancer dans la vie sans la violence, de faire quelque chose de beau dans nos communautés.

Martin Hervieux

Pour écouter l'extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Mettre fin à la violence, toute la communauté doit y travailler

Selon les statistiques du gouvernement canadien, une femme autochtone a trois à quatre fois plus de chance d'être victime de violence qu'une femme non autochtone.

Isabelle Paillé, coordonnatrice chez Femmes autochtones du Québec, est l'instigatrice d'une campagne de sensibilisation à la non-violence auprès des Autochtones, une première dans la province. Cette campagne vise à donner des outils aux intervenants qui travaillent auprès d'hommes autochtones ayant des comportements violents. Et au lieu de ne cibler que les agresseurs, elle met à contribution tous les membres de la communauté.

Absolument tout le monde doit travailler ensemble, en équipe, à vaincre cette violence dans les communautés.

Isabelle Paillé, coordonnatrice chez Femmes autochtones du Québec

Comment les hommes se mobilisent-ils contre la violence envers les femmes? Pour répondre à cette question, nous vous proposons une série de quatre reportages.

Des initiatives ailleurs au pays

Dans d'autres provinces, on s'inspire du mouvement du Ruban blanc, qui vise à éradiquer la violence envers les femmes, pour mettre en oeuvre des campagnes de sensibilisation visant les hommes.

Plutôt que des rubans blancs, les Autochtones de la Colombie-Britannique arborent un petit écusson affichant un dessin d'orignal, de chevreuil ou d'ours polaire, dans le cadre de la campagne Moose Hide. Cet insigne symbolise l'engagement des hommes à ne pas commettre d'actes violents envers les femmes, à dénoncer ceux dont ils sont témoins et à promouvoir la non-violence auprès des autres hommes.

En Ontario, le projet Kizhaay Anishinaabe niin (« Je suis un homme bon ») vise le même objectif.

Les Premières Nations, un peuple non-violent

Ces deux projets reconnaissent l'importance d'impliquer tous les membres de la communauté dans cette lutte, mais prônent aussi le retour aux valeurs et aux enseignements traditionnels de leur culture, où la violence envers les femmes n'avait pas sa place.

Mark Rutledge, membre de la campagne du Ruban blanc au Yukon, tient à rappeler que les Premières Nations ont toujours démontré par le passé leur pacifisme. Écoutez l'extrait ci-dessous.

Et je veux dire aux hommes, les gars, nous tenions [les femmes] en plus haut respect qu'aujourd'hui. Nous n'aurions jamais manqué de respect à une femme de cette manière!

Mark Rutledge

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Selon Mark Rutledge, si les communautés autochtones se mobilisent davantage que d'autres pour enrayer la violence faite aux femmes, c'est parce que ce sont de petites communautés tissées serrées. « Parce que les communautés autochtones sont généralement petites, la violence envers les femmes est plus visible, plus évidente. Et c'est pour ça que les communautés mobilisent les hommes et éduquent leurs membres peut-être davantage qu'ailleurs. »

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