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Pas d'accusation pour un policier new-yorkais en lien avec la mort d'un Noir

Devant la cour de Richmond County, une dame porte un chandail sur lequel il est écrit « Je ne peux pas respirer », soit les dernières paroles attribuées à Eric Garner.

Devant la cour de Richmond County, une dame porte un chandail sur lequel il est écrit « Je ne peux pas respirer », soit les dernières paroles attribuées à Eric Garner.

Photo : La Presse canadienne / John Minchillo

Associated Press

Un policier blanc du Service de police de New York qui a participé à l'arrestation d'un homme noir non armé mort au cours de l'intervention ne sera pas accusé, a tranché un grand jury de Staten Island, mercredi, selon un avocat de la famille de la victime.

Daniel Pantaleo a été filmé alors qu'il prenait par le cou Eric Garner, soupçonné de vendre des cigarettes illégalement, le 17 juillet dernier. L'affaire avait suscité la controverse dans la ville, alors que certains ont accusé le policier d'avoir fait du profilage racial. 

La décision pourrait alimenter les tensions, déjà vives depuis les événements de Ferguson, au Missouri. Il y a un peu plus d'une semaine, il a en effet été annoncé que le policier blanc Darren Wilson, qui a abattu le jeune Michael Brown, ne ferait face à aucune accusation.

Jonathan Moore, l'avocat de la famille de M. Garner, s'est dit surpris de la nouvelle étant donné la preuve vidéo et le rapport du médecin légiste.

La vidéo présentait M. Garner, âgé de 43 ans, qui demandait aux policiers de le laisser tranquille. M. Pantaleo l'a aussitôt agrippé par le cou, une pratique qui est interdite chez les policiers de New York.

Le coroner avait statué que la prise du policier avait entraîné la mort de l'homme.

Un représentant du département de Justice des États-Unis a d'ailleurs indiqué mercredi en fin de journée que l'administration fédérale mènerait sa propre enquête.

Après l'annonce, des milliers de New-Yorkais se sont rassemblés à Time Square pour contester la décision, scandant des slogans pour appeler la population blanche à se « réveiller ».

En prévision de l'annonce, les représentants de la police ont rencontré des membres de la communauté de Staten Island pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de débordements comme à Ferguson, où la nouvelle avait causé des manifestations violentes. Une centaine de personnes avaient été arrêtées et 12 édifices commerciaux avaient été détruits par les flammes. Or, jusqu'à maintenant, les manifestations à New York sont restées plutôt pacifiques.

Le commissaire du plus grand service de police du pays, William Bratton, avait aussi ordonné à ses agents de suivre une nouvelle formation sur l'utilisation de la force dans le cadre de leur travail.

M. Pantaleo a indiqué par voie de communiqué que son intention n'avait jamais été de blesser quelqu'un. Il a ajouté qu'il se sentait mal d'avoir causé la mort de M. Garner, priant sa famille d'accepter ses condoléances.

Le beau-père de M. Garner, Benjamin Carr a fait un appel au calme à la population, tout en s'indignant du système de justice « qui ne vaut rien ». « On a permis à un homme de tuer un Noir », a-t-il regretté.

L'avocat du district, Daniel Donovan, a quant à lui demandé à la cour de dévoiler certaines informations de l'enquête.

M. Pantaleo avait dû remettre son arme et son écusson et avait été affecté à du travail de bureau pendant que son dossier faisait l'objet d'une enquête. M. Bratton a précisé que l'agent serait suspendu le temps qu'une enquête interne soit menée par le service de police de New York, au terme de laquelle M. Pantaleo pourrait faire face à des mesures administratives.

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