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Une entreprise québécoise marie manèges et jeux vidéo

Radio-Canada

Triotech s'impose de plus en plus dans l'univers des parcs d'attractions avec ses simulateurs. Elle tente aujourd'hui de les intégrer dans des montagnes russes. 

Un texte de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

« C'est une compagnie montréalaise et québécoise assez unique », lance Ernest Yale, président et chef de la direction de l'entreprise. « On amène toute l'expérience que l'on a dans les jeux vidéo dans les parcs d'attractions. »

Lancé en 1999, Triotech développe au départ des jeux d'arcade, puis des simulateurs pour les centres de jeux vidéo pour enfants. Aujourd'hui, l'entreprise produit des simulateurs qui transportent les joueurs tantôt dans un Far West envahi de robots, tantôt dans une ville infestée de mutants reptiliens.

L'écran 3D et le mouvement des sièges nous plongent dans l'action. Armés d'un pistolet, les participants ont pour mission de sauver le monde, et la palme revient au tireur qui enregistre le meilleur score.

Pour voir la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

100 % Québec

« Tout est fait au Québec. On a notre centre de recherche et développement à Montréal. On a une usine à Joliette qui assemble nos produits, c'est entièrement québécois », souligne M. Yale

L'entreprise compte plus d'une centaine d'employés. Si tout est fabriqué dans la grande région de Montréal, c'est à l'étranger que la PME a d'abord connu du succès.

C'est un peu drôle, on a commencé ici à Montréal, mais on n'a pas eu de clients au Québec ou ni Canada. Il a donc fallu aller vendre à l'étranger. On est allés à Dubaï, on est allés en Chine.

Ernest Yale, président et chef de la direction de Triotech

Présent dans 40 pays

Aujourd'hui, Triotech est également présente en Turquie, au Danemark et en Allemagne. L'entreprise a aussi des installations à San Francisco et, depuis quelque temps, à Montréal, à Edmonton et à Toronto. « On est maintenant dans 40 pays. »

Mariage entre manèges et jeux vidéo : reportage de Vincent Maisonneuve

C'est d'ailleurs à Toronto que l'on trouve l'une des dernières innovations de l'entreprise. Au lieu d'être présentées dans une salle, les projections sont carrément intégrées à des montagnes russes.

On est dans des montagnes russes. On est assis dans un véhicule, on se promène dans un tunnel, il y a des écrans géants, on a un fusil et on se bat contre des méchants. C'est un mix de jeu vidéo comme à la maison avec les montagnes russes d'un parc d'attractions.

Ernest Yale, président et chef de la direction de Triotech

Le concept offre un net avantage aux propriétaires de parcs. Il est maintenant possible de transformer le manège sans toucher à l'infrastructure. Il suffit de modifier l'histoire qui est projetée sur les écrans. À Toronto, par exemple, le combat contre le dragon devient à l'Halloween une chasse aux zombies.

« À 17 h, ils peuvent montrer le dragon, et le soir à 19 h, c'est les zombies. C'est bien meilleur pour le rendement du capital. Les gens peuvent revenir plus souvent. Les gens sont attirés par les nouveautés dans le parc et reviennent plus souvent. »

L'innovation a permis à Triotech de décrocher un nouveau contrat dans un parc d'attractions de Los Angeles. « Le manège s'appelle Voyage to the Iron Reef. Les gens sont assis dans un véhicule et sont équipés d'un fusil frigorifique pour se battre contre des mutants subaquatiques qui veulent détruire un parc d'attractions. Les gens doivent donc venir à bout du méchant. C'est un contrat majeur pour nous, et nous sommes très contents d'avoir signé cela. »

Économie