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Quelle place pour les femmes à Polytechnique?

Radio-Canada

Le 6 décembre 1989, elles étaient peu nombreuses dans les salles de classe de Polytechnique, moins de 10 % de tous les étudiants. Vingt-cinq ans plus tard, qu'en est-il de la place des femmes dans un domaine autrefois réservé aux hommes?

Un texte de Ximena Sampson Courriel

On constate que le nombre de femmes qui veulent devenir ingénieures augmente très lentement. Même si le nombre d'inscrites à l'École polytechnique a doublé depuis 1996, elles ne représentent encore que le quart des étudiants. En 2014, 76 % d'hommes et 24 % de femmes y sont inscrits.

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Ces chiffres cachent cependant des disparités : alors que l'on compte moins de 15 % d'étudiantes dans les programmes de baccalauréat en génie aérospatial, génie des mines, génie logiciel et génie informatique, elles sont plus de 40 % en génie industriel, génie biomédical et génie géologique. Elles sont carrément majoritaires (54,8 %) en génie chimique.

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L'École polytechnique de Montréal est créée en 1873, mais ce n'est qu'un siècle plus tard, dans les années 1960, que les premières femmes y obtiennent des diplômes. Elles sont encore rarissimes : une ou deux femmes sur plus de 200 diplômés dans les promotions des années 60. Mary B. Jackson-Fowler est la première Québécoise à obtenir un diplôme d'ingénieur, à l'Université McGill, en 1946.

À l'autre grande école montréalaise de génie et de technique, l'École de technologie supérieure (ETS), la différence est encore plus marquée : il y a 86 % d'hommes inscrits et seulement 14 % de femmes. Dans certains programmes de génie, on ne trouve que 3 % de femmes.

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Ces chiffres concordent avec ceux de l'ensemble des facultés de génie au pays, où les femmes ne représentent que 18 % des étudiants.

Comment attirer les filles en science et en génie?

Pour tenter d'inciter les filles à se tourner vers le génie, des étudiants de l'École polytechnique ont mis en place l'organisme Folie Technique, qui vise à démystifier la science auprès des jeunes du primaire et du secondaire, spécialement les filles. Leur objectif est de leur donner confiance en elles et de leur inculquer une attitude positive envers les sciences, l'ingénierie et la technologie.

Regardez le reportage de Maxence Bilodeau (Nouvelle fenêtre) à ce sujet au Téléjournal 22h sur ICI Radio-Canada Télé.

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Pourtant, dans les autres facultés universitaires, c'est plutôt l'inverse : les femmes sont fortement majoritaires à peu près partout.

En éducation et en santé, elles représentent plus des trois quarts des diplômés. Elles sont aussi très présentes en sciences humaines, en sciences sociales et en arts visuels.

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C'est tout un retournement de situation qui s'est opéré depuis les années 60 quant à l'accès des femmes à l'université. Alors qu'en 1971 les hommes représentaient 68 % des diplômés universitaires de 25 à 29 ans, en 2008 ils n'étaient plus que 40 %.

Les femmes représentent maintenant 57 % des étudiants au baccalauréat, 54 % des étudiants à la maîtrise et 47 % des doctorants.

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Les femmes sont plus présentes au premier cycle. À la maîtrise, elles sont devenues majoritaires à partir de 1997. Au doctorat, les étudiantes sont toujours en minorité, mais c'est là que la progression est la plus marquée, puisqu'elles sont passées de 35 % en 1992 à 47 % en 2008.

La situation des étudiantes québécoises est tout à fait dans la moyenne canadienne : les femmes représentaient 56 % des étudiants universitaires au pays en 2008 (la dernière année pour laquelle on dispose de données pancanadiennes).

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Polytechnique, je me souviens

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