•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les députés demandent à la France de reconnaître l'État palestinien

Des femmes brandissent le drapeau palestinien alors qu'elles attendent la libération de prisonniers du pénitencier d'Ofer, dans la bande de Gaza.

Des femmes brandissent le drapeau palestinien alors qu'elles attendent la libération de prisonniers du pénitencier d'Ofer, dans la bande de Gaza.

Photo : AFP / ABBAS MOMANI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Assemblée nationale française a adopté mardi une résolution demandant au gouvernement de reconnaître formellement l'État palestinien « en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit » dans cette région. La démarche n'est pas contraignante, mais elle suscite néanmoins la réprobation d'Israël.  

La résolution, initiée par le groupe socialiste, a été adoptée avec une forte majorité, par 339 voix contre 151. 

Cette démarche s'inscrit dans un mouvement plus global en Europe en faveur de la reconnaissance de l'État palestinien, qui pourrait mener à un vote au Parlement de l'Union européenne.

En octobre, la Suède a reconnu formellement l'État palestinien. Elle était le premier pays de l'Union européenne à le faire, et le 135e dans le monde.

Le Parlement britannique, le Sénat irlandais et le Congrès des députés espagnols ont tour à tour adopté des résolutions symboliques pour demander à leur gouvernement respectif de reconnaître la Palestine. 

C'est au tour de la France d'emboîter le pas.

L'objectif des députés français est de relancer les négociations dans le conflit en donnant un statut plus fort aux Palestiniens, a expliqué le porte-parole du groupe socialiste, François Loncle, devant l'assemblée. « De pourparlers inaboutis en médiations inachevées, c'est l'enlisement qui prévaut, exacerbant la frustration, le désespoir, la colère des populations qui sont les premières à souffrir. Le blocage fait clairement le jeu des extrémistes des deux bords. Notre démarche vise précisément à surmonter cette paralysie. »

Mais la France veut tout d'abord tenter de relancer les discussions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué que Paris reconnaîtrait l'État palestinien « sans délai » si une ultime tentative de solution négociée sous l'égide de la communauté internationale échouait.

Mais d'ici là, il veut organiser, avec ses partenaires européens, une conférence internationale sur le Proche-Orient. Un projet de résolution à ce sujet devrait être présenté au Conseil de sécurité de l'ONU d'ici la mi-décembre. L'appui des États-Unis, qui a un droit de veto comme la France, sera crucial. 

Les Palestiniens ont salué de manière générale le vote des députés français et a appelé le gouvernement de Manuel Valls à le traduire en acte.  

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait prévenu que la reconnaissance d'un État palestinien par la France « serait une grave erreur ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !