•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La CSMB prête à accueillir 40 000 élèves de la CSDM dans la foulée de la réforme Bolduc

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
La présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne

La présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) est ouverte à la perspective d'intégrer dans ses rangs quelque 40 000 nouveaux élèves de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), dans la foulée de la restructuration voulue par Québec.

En point de presse, la présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne, a d’emblée dit n’avoir rien sollicité auprès du gouvernement. « Nous avions d’autres priorités, notamment l’accueil, cette année, d’un millier d’élèves supplémentaires en dépit de compressions budgétaires récurrentes totalisant 20 millions de dollars ».  

Elle a ajouté que son organisme examinait le scénario proposé par Québec et que les décisions seraient prises dans l'intérêt des élèves. « Notre première demande au ministre [de l’Éducation] a été la mise en place de conditions facilitant la transition pour les élèves et le personnel. Le ministre nous a assuré que c’était également sa volonté », a-t-elle dit.

Diane Lamarche-Venne a également souligné qu’« en cas de modification à son territoire, tous les élèves, nouveaux ou actuels, de la CSMB auront accès aux écoles à vocation particulière, notamment des établissements dédiés au programme d’éducation internationale, à la musique classique, aux arts de la scène, à la douance ou à la pédagogie alternative, et ce, tant au primaire qu’au secondaire ».

Similitudes et convergence

La présidente de la CSMB croit que plusieurs secteurs qui sont proposés à son organisation « présentent des similitudes avec sa réalité, que ce soit des quartiers davantage allophones comme Bordeaux-Cartierville et Côte-des-Neiges, ou à majorité anglophone, tel Westmount ».

Elle a donné l’exemple du secteur de Notre-Dame-de-Grâce, où les élèves de Côte-Saint-Luc gagneraient, selon elle, à fréquenter l’École secondaire Saint-Luc, située à « un jet de pierre de leur résidence », alors qu’il leur faut actuellement au moins 30 minutes pour se rendre à leur école « de quartier » à Outremont.

Diane Lamarche-Venne a noté par ailleurs des éléments de « convergence » entre le Sud-Ouest et des secteurs de la CSMB, comme Verdun, LaSalle et Lachine. Elle croit aussi que le territoire d’Ahuntsic cadrerait avec la mosaïque très diversifiée de la CSMB.

La CSMB, qui ne fait plus partie de la Fédération des commissions scolaires du Québec, fera part de ses recommandations au ministre de l'Éducation au cours des prochaines semaines.

La CSMB en quelques chiffres :

  • 92 établissements, dont 25 identifiés comme étant défavorisés;
  • 53 000 élèves et 9100 employés;
  • 62 % des élèves n’ont pas le français comme langue maternelle;
  • 145 classes d’accueil;

Des parents d’élèves de la CSDM inquiets

Des parents d’élèves de la Commission scolaire de Montréal ont signé une pétition qu'ils font circuler sur les réseaux sociaux pour « préserver l'intégralité du territoire de la CSDM ».

« Les parents ne comprennent pas comment ce simple transfert peut générer des économies. Ils craignent même les coûts liés aux transferts : déménagements, réaménagements et relocalisations des écoles et du personnel. Les parents dénoncent le fait que rien ne prouve que ce démantèlement contribuerait à la réussite des élèves. S’il y a un consensus, c’est que la proposition actuellement à l’étude ne répond à aucun besoin », a déclaré Mélanie Taillefer, présidente du Comité de parents de la CSDM.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !