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Marathon de négociations sur le climat à Lima

Vue aérienne d'une usine à Callao, près de Lima, au Pérou, où se tient la Conférence mondiale sur le climat de l'ONU du 1er au 12 décembre.

Vue aérienne d'une usine à Callao, près de Lima, au Pérou, où se tient la Conférence mondiale sur le climat de l'ONU du 1er au 12 décembre.

Photo : Mariana Bazo / Reuters

Radio-Canada

Plus de 190 délégations du monde entier sont réunies à Lima, au Pérou, pour participer à la 20e Conférence mondiale sur le climat de l'ONU. Pendant deux semaines, les pays vont négocier et préparer des propositions, en vue de la conférence de Paris, l'an prochain, qui doit déboucher, elle, sur un accord global.

Selon les Nations unies, les risques liés aux changements climatiques n'ont jamais été aussi importants.

Ces derniers mois, la Chine, les États-Unis et l'Union européenne se sont engagés à limiter, de différentes façons, leurs émissions de gaz à effet de serre dans les prochains 10 à 15 ans, ce qui pourrait donner un coup de fouet aux négociations, espèrent certains.

« Cela envoie un signal important au reste du monde pour que les pays présentent le plus tôt possible leurs propres contributions », estime la négociatrice pour l'Union européenne, Elina Bardram.

Nous avons 12 mois. Le temps est compté.

Elina Bardram, négociatrice pour l'Union européenne

D'autres grands émetteurs de CO2 comme l'Inde, le Japon, la Russie et l'Australie n'ont pas encore annoncé leurs promesses en vue de la nouvelle entente. Les gouvernements souhaitent qu'ils le fassent avant la conférence de Paris, afin d'éviter un autre échec comme à Copenhague il y a cinq ans. Les pays n'étaient pas parvenus à un accord contraignant.

Le défi des négociations actuelles consiste à trouver un moyen de partager le fardeau entre les pays riches occidentaux et les économies émergentes comme la Chine et l'Inde, tout en aidant les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à se protéger contre la montée des eaux, les sécheresses et d'autres impacts du réchauffement climatique.

Le précédent accord, le protocole de Kyoto de 1997, ne concernait que les pays industrialisés, mais les émissions sont aujourd'hui principalement à la hausse dans les pays émergents.

Il est urgent que nous créions la plus grande alliance de l'histoire contre les changements climatiques.

Le président péruvien, Ollanta Humala

Des changements draconiens devront être faits si la communauté internationale veut réussir à limiter à 2 degrés Celsius la hausse de la température de la planète - un seuil au-delà duquel les experts prédisent des impacts irréversibles et dramatiques dans de nombreuses régions.

Certains doutent que l'objectif soit réaliste, mais le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) l'estime possible dans son dernier rapport. Pour y arriver, cependant, dit le GIEC, les investissements dans les énergies vertes devront tripler, voire quadrupler entre 2010 et 2050. Les pays devront aussi continuer de réaliser des progrès en matière d'efficacité énergétique des bâtiments, des transports et des processus industriels, et stopper la déforestation.

Engagements

  • L'Europe s'est récemment fixé comme objectif de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030;
  • Les États-Unis se sont engagés à les baisser de 26 % à 28 % entre 2005 et 2025;
  • La Chine a pour la première fois donné une date (autour de 2030) à partir de laquelle elle veut les diminuer.
Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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