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Des victimes de la thalidomide demandent une meilleure indemnité du fédéral

Richarde Paquet
Richarde Paquet
Radio-Canada

Des Canadiens nés avec de sérieux handicaps après que Santé Canada eut approuvé la prise de la thalidomide dans les années 60, lancent un cri du cœur.

Richarde Paquet, résidente de Moncton, au Nouveau-Brunswick, vit avec des nombreux handicaps causés par les comprimés de thalidomide qu'a pris sa mère pendant sa grossesse. Sa condition rend difficiles les activités les plus banales.

« J'ai une spondylolyse. J'ai la colonne croche. J'ai une hernie discale dans le côté. J'ai mal dans le dos constamment », déplore Mme Paquet.

La thalidomide est un tranquillisant prescrit au début des années 60 pour calmer les nausées des femmes enceintes. Le médicament est resté sur les étalages des pharmacies canadiennes plusieurs mois après l'apparition de cas de graves malformations congénitales en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Richarde a vécu toute sa vie sans trop se soucier de son handicap, mais en 2012 sa condition s'est aggravée et elle a dû arrêter de travailler.

« C'était des douleurs constantes. C'était vraiment décourageant. C'est là que j'ai vraiment réalisé que j'étais handicapée », explique Richarde Paquet.

Les dernières années n'ont pas été faciles pour elle. Sans argent, il est difficile de subvenir à ses besoins.

J'ai été tellement affectée parce que j'étais près de ça, là, le processus de vouloir en finir avec la vie. Mais je me tenais. Je me tenais parce que je me disais que j'ai encore de l'argent.

Richarde Paquet, victime de la thalidomide

Richarde Paquet a reçu une indemnité du gouvernement de 80 000 $ en 1991, mais cet argent est aujourd'hui très loin. L'association canadienne des victimes de la thalidomide demande au gouvernement fédéral de faire comme certains pays européens et de verser 100 000 $ par année aux victimes.

« Ce n'est pas ce qu'on demande. C'est ce dont on a besoin. On a besoin d'une aide financière pour pouvoir survenir à nos besoins. On a des besoins constants », souligne Mme Paquet.

« Je suis fatiguée. Je suis épuisée de me battre. Je me suis toujours battue, toujours battue », ajoute-t-elle.

Une motion débattue à Ottawa

Jeudi, les députés ont débattu d'une motion pour offrir de nouvelles indemnités aux victimes.

La ministre de la Santé doit rencontrer des survivants, lundi, à Ottawa.

Le vote sur la motion doit avoir lieu cette semaine.

Société