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Les unités spéciales des Carabins ont donné le ton

Alexandre Doucet (26)

Alexandre Doucet (26)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Bien avant que Mathieu Girard bloque la tentative de placement de Tyler Crapigna en fin de rencontre, les unités spéciales des Carabins avaient sonné la charge et fait tourner le vent avec un revirement crucial sur le tout premier jeu de la deuxième demie.

En retard 3-13 au pointage, les Carabins souhaitaient seulement stopper l'attaque des Marauders, qui recevaient le ballon pour le troisième quart. Mais Pier-Yves Lavergne a plutôt fait perdre le ballon à Isaiah Mels et Jean-Christophe Touchette l'a récupéré à la ligne de 42 des visiteurs.

Cinq jeux plus tard, Gabriel Cousineau a rejoint Philip Enchill d'une passe de neuf verges pour rapprocher les siens à trois points.

« Ce jeu nous a donné un momentum dont nous avions besoin, a admis l'entraîneur-chef Danny Maciocia. À ce point-là, nos joueurs se sont regardés et se sont dit qu'ils avaient déjà vu ce film-là. Il ne nous restait qu'à le rejouer. »

Ce n'est pas que les Carabins doutaient de leur capacité à revenir dans le match. En aucun temps, ils n'ont senti qu'ils n'arriveraient pas à combler l'écart qui les séparait des Marauders.

« Toute l'année, ça a toujours été comme ça nos matchs : serrés jusqu'à la toute fin, a indiqué le receveur de passes Maxime Fournier-Rioux, dont il s'agissait du dernier match universitaire. On n'a jamais abandonné. Ça a été un match de fous et nous, nous y avons cru jusqu'à la fin. »

Mikhail Davidson et Gabriel CousineauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikhail Davidson et Gabriel Cousineau

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« À la mi-temps, on s'est parlé dans le vestiaire. Il n'y avait pas grand-chose à dire, a noté Maciocia. Mais on s'est dit qu'il ne s'agissait que d'un retard de 10 points et que ça allait débloquer à l'attaque et qu'il fallait continuer à jouer du bon football. Il fallait y croire et c'est ce qu'on a fait. »

Plus qu'y croire, les Carabins ont offert une exécution de bien meilleure qualité en deuxième demie. Après avoir accordé cinq sacs dans les deux premiers quarts, la ligne offensive s'est ressaisie, ne laissant qu'un adversaire se rendre jusqu'à Cousineau dans les deux dernières périodes.

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Le quart des Carabins a aussi retrouvé sa superbe touche après une première demie en deçà de ses aptitudes (7 en 15, 75 verges). Il a réussi 10 de ses 18 passes pour 121 verges et 1 touché, celui d'Enchill.

« Dans le vestiaire, on s'est dit qu'il fallait rallier les troupes, a indiqué Cousineau. Ça nous a pris du temps à partir, mais ce n'est pas comment tu commences un match, mais comment tu le finis qui est important. En première demie, ils ont réussi à mettre de la pression. Et de notre côté, on a été en mesure d'ajuster nos blocs. »

Cibasu et Coady à l'honneur

Régis Cibasu et Anthony Coady ont été récompensés à la fin de la rencontre, comme joueurs par excellence et défensif du match.

Cibasu a capté 6 passes pour 90 verges, dont tout un attrapé sur un jeu de 32 verges qui a mené au deuxième touché du match des Carabins, qui portait la marque à 19-17 Marauders.

Carabins de l'Université de MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le match vient de prendre fin.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« On a pensé de façon positive tout au long de la rencontre. Tout le monde n'a fait que son travail, sans jamais abandonner, même dans les moments difficiles », a dit le joueur de première année, qui a ajouté 5 verges sur un retour de botté pour des gains totaux de 95 verges dans cette rencontre.

Coady a de son côté fait preuve d'un immense courage après une grave blessure à l'épaule gauche à la suite de sa première interception du match, au premier quart. Après avoir subi des traitements pendant de longues minutes sur le terrain, puis au vestiaire, Coady est revenu dans la rencontre et l'a terminé avec deux interceptions et trois plaqués.

« Il a joué le match de sa vie, a dit Maciocia. Ça démontre bien toute notre force mentale. »

Un scénario rêvé

Manon Simard, directrice des programmes sportifs de l'Université de Montréal, était très émue après la victoire de ses protégés.

« Si on avait voulu écrire un scénario à propos de ce match, on n'aurait pas pu en écrire un aussi incroyable, a-t-elle dit. Une 50e Coupe Vanier, le 20e anniversaire du programme sportif des Carabins, une première participation pour nous lors de la première présentation à Montréal, de gagner par un point, c'est totalement exceptionnel et indescriptible. »

La coupe VanierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La coupe Vanier

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

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