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Virage ludique pour l'artiste Marc Séguin, installé à New York

Le peintre Marc Séguin dans son atelier de New York

Le peintre Marc Séguin dans son atelier de New York

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'artiste québécois Marc Séguin prépare une nouvelle exposition qui sera présentée à New York en janvier prochain. Après avoir provoqué la controverse avec des oeuvres créées à partir de cendres humaines et de corbeaux morts, Marc Séguin effectue un virage qui l'amène vers l'humour.

Tanya Lapointe l'a rencontré dans son studio à Brooklyn.

Diplômé en peinture de l'Université Concordia, Marc Séguin est peintre depuis une vingtaine d'années. Les toiles de cet artiste, considéré comme l'un des artistes contemporains les plus en vue, peuvent atteindre le prix de 50 000 $. Il a été l'élève de Guido Molinari, qui lui prêtait un studio. Il a quitté Montréal pour New York en 2007; il vit maintenant entre les deux métropoles. C'est lui qui avait signé la couverture de la pochette de l'album Les chemins de verre de Karkwa, seul album francophone gagnant du prix Polaris.

Marc Séguin ne travaille sur ses oeuvres que dans son studio de New York, où peu de gens sont admis. « Ici, tu peux vraiment mesurer ce que tu vaux. Parce que c'est un carrefour. Les meilleurs viennent ici. Tu sais très tôt si tu restes dans l'arène ou non. »

Pour sa prochaine exposition intitulée J'aime l'Amérique et l'Amérique m'aime, il délaisse les astronautes de sa précédente série au profit d'icônes américaines et fait dans la légèreté et l'humour, des mots qui ont rarement été associés à cet artiste. « Il y a des corbeaux trempés dans le goudron qui ont été collés là. Je les enlève et ça va être remplacé par des bananes en plastique. On change de ton. Ça change complètement le propos de la toile », explique-t-il. Son objectif demeure le même : provoquer une réflexion sur la société.

Entrevue de Tanya Lapointe avec le peintre Marc Séguin dans son studio de Brooklyn

Cet automne, Marc Séguin a travaillé avec le photographe Guy Tremblay pour créer des oeuvres, vendues ensuite au profit de l'organisme de Sherbrooke Tremplin 16-30, qui aide les jeunes hommes en recherche d'autonomie. 

En plus de la peinture, Marc Séguin est en tournage pour son premier long métrage, Stealing Alice, qui met en vedette Fanny Malette et Denys Arcand, et il prépare son troisième roman.

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