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« Je me suis engagé en politique pour la souveraineté et c’est ce que j’ai l’intention de faire » - PKP

Pierre Karl Péladeau

Radio-Canada

Pierre Karl Péladeau souhaite être un chef rassembleur qui fera le nécessaire pour faire du Québec un pays. La souveraineté sera le thème principal de sa campagne, dit-il. Ce message, l'aspirant chef péquiste l'a lancé aux journalistes avant d'aller chercher son bulletin de candidature à la permanence du Parti québécois, jeudi après-midi.

Car ça y est, il est candidat. La grande annonce, Pierre Karl Péladeau l'avait faite quelques heures plus tôt en répondant tout simplement à une question devant un auditoire de presque 300 étudiants de l'Université de Montréal qui l'avaient invité pour parler de financement et d'éducation supérieure.

Bien entendu, une foule de journalistes était là pour cueillir la grande déclaration, eux qui attendaient depuis des semaines que le magnat de la presse se lance enfin dans l'arène, aux côtés des députés Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Martine Ouellet, Jean-François Lisée et du militant Pierre Céré. 

Le gagnant de la course à la direction du parti ne sera connu qu'en mai prochain, mais d'ici là, PKP, comme il est surnommé, entend aborder constamment le thème de la souveraineté. 

Le référendum est la modalité, et la souveraineté est essentielle; je me suis engagé en politique pour la souveraineté, et c'est ce que j'ai l'intention de faire.

Pierre Karl Péladeau

Plus tôt, devant le parterre d'étudiants, M. Péladeau a notamment déclaré que le Québec serait mieux servi par la souveraineté tant sur les plans économique et énergétique que culturel et géopolitique.

Pierre Karl Péladeau s’adresse aux médias à la permanence du Parti québécois

Être près des électeurs

Le candidat Péladeau croit qu'il sait être près des gens, car il a eu, rappelle-t-il, l'occasion d'avoir un mentor exceptionnel : son père.

« Mon père m'a montré le monde des affaires. Mon père était très près des gens, c'est un enseignement que j'ai reçu de sa part et je pense l'avoir suivi. J'ai toujours beaucoup de plaisir à rencontrer les militants, les sympathisants, les citoyens », a-t-il affirmé.

Dans l'opposition pour le moment

Aux médias qui le pressaient de questions sur la tenue possible d'un référendum, Pierre Karl Péladeau a rappelé, un peu malicieusement, que le Parti québécois est dans l'opposition jusqu'aux prochaines élections générales, en 2018. « Ça nous donne quatre années pour faire cet exercice », a-t-il conclu, soit d'expliquer aux Québécois en quoi il serait avantageux pour eux de créer leur propre pays.

Il est à noter qu'un récent sondage place Pierre Karl Péladeau non seulement devant ses rivaux au PQ, mais qu'il lui accorde aussi la victoire en cas d'élections générales.

Pierre Karl Péladeau, qui est devenu le député de Saint-Jérôme au printemps dernier, est le principal actionnaire de Québecor. Il a rappelé une fois de plus aux journalistes qu'il placerait ses actions en fiducie s'il devenait chef du PQ, mais pas avant. 

En vertu des règles de la campagne à la direction du PQ, les candidats doivent recueillir 2000 signatures dans 50 circonscriptions d'ici le 30 janvier 2015, en plus de remettre 20 000 $ en dépôt auprès du parti. À cette fin, Pierre Karl Péladeau a lancé son site Internet,

Péladeau fait le saut

Péladeau prêt à discuter de gratuité scolaire

Plus tôt, à l'Université de Montréal, M. Péladeau s'est montré ouvert à la gratuité scolaire, sans toutefois engager dans cette voie un éventuel gouvernement Péladeau.

Il a aussi profité de l'occasion pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement libéral. Il croit que Phillippe Couillard se méprend sur l'état des finances publiques. Il a qualifié les compressions annoncées par le gouvernement de « doctrinaires ».

Il convient que la dette québécoise est trop élevée et que les déficits sont nuisibles à l'économie, mais il estime qu'il faut prendre le temps de bien réfléchir aux mesures à appliquer avant de se lancer dans une série de réformes.

La conférence de M. Péladeau à l'UdeM a également attiré quelques manifestants qui ont ponctué son discours de nombreux coups de trompette et de slogans défavorables.

Ses adversaires prêts à en découdre

L'annonce impromptue par Pierre Karl Péladeau de son entrée officielle dans la course à la direction du PQ a rapidement suscité les commentaires de plusieurs de ses adversaires péquistes.

Bernard Drainville a dit souhaiter que le débat se fasse « dans le respect », rappelant que tous devront par la suite travailler ensemble, quel que soit le candidat choisi par les membres.

Pour sa part, Jean-François Lisée s'est montré impatient de se lancer dans le vaste débat d'idées que promet la campagne à la direction, ajoutant : « peu importe qui gagnera cette course, on va faire une équipe formidable ».

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a de son côté mis en garde les militants péquistes contre les risques que ferait peser Pierre Karl Péladeau sur le caractère progressiste du PQ, soulignant qu'il a été « un des patrons les plus revanchards, les plus sévères et connus pour ses positions antisyndicales qu'ait connu l'histoire récente du Québec ».

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