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N.-B. : des médecins prévoient une hausse de la demande pour l'avortement

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Un policier menace un sans-abri.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon des médecins, l'élimination des obstacles à l'avortement au Nouveau-Brunswick fera augmenter le nombre de procédures dans les hôpitaux de la province.

Dans la dernière année, environ 500 avortements ont été réalisés au Centre hospitalier Dr-George-L.-Dumont, seulement. Avec deux gynécologues-obstréticiennes, c'est environ 250 procédures par médecins. On ignore encore à combien se chiffrera le nombre d'interventions lorsque la nouvelle politique entrera en vigueur et que d'autres établissements que les hôpitaux de Bathurst et de Moncton offriront ce service médical.

« Je pense qu'on répond à la demande en ce moment. À voir maintenant si à compter de janvier 2015, une fois que tout prendra place, est-ce qu'on va fournir à la demande? Il faudra peut-être modifier certaines choses dans notre clinique, mais on est très près », affirme la gynécologue-obstétricienne, Dre Karine Arseneault.

Ce qui inquiète les médecins, c'est de voir si les ressources nécessaires leur seront libérées pour procéder à un plus grand nombre d'avortements.

« Il sera très important que le gouvernement fournisse les ressources nécessaires aux régies régionales de la santé afin d'accroître la capacité des hôpitaux du Nouveau-Brunswick à exécuter adéquatement ces services. L'accès opportun à cette procédure médicale est crucial pour les patientes », a déclaré le président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, Camille Haddad.

Dre Karine ArseneaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dre Karine Arseneault

Photo : Nicolas Steinbach

Même son de cloche au Réseau de santé Vitalité qui veut que le gouvernement s'assure qu'il y a suffisamment de fonds accordés aux régies pour pouvoir offrir ce service aux femmes.

Le coût de ces modifications à la politique sur l'accès à l'avortement coûtera environ 1,2 million $ lors de la première année et 700 000 $ pour l'année suivante. Le premier ministre assure que ces fonds seront tirés du budget actuel.

Selon Dre Arseneault, plusieurs médecins accueillent très favorablement ces changements à l'accès à l'avortement et que le recrutement de médecins pouvant réaliser les avortements devrait se faire rondement.

« C'est une très bonne nouvelle. Il y a plusieurs autres médecins qui sont prêts à venir travailler pour nous. Il y a des gynécologues, même des médecins de famille qui sont prêts à être formés pour faire des avortements », soutient-elle.

Déclaration intégrale du président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, Camille Haddad :

« D'après les médecins du Nouveau-Brunswick, l'annonce faite aujourd'hui par le premier ministre signifie qu'un plus grand nombre de médecins peuvent effectuer des avortements dans un plus grand nombre de sites, ce qui améliorera l'accès des patientes à la procédure.

Il sera très important que le gouvernement fournisse les ressources nécessaires aux régies régionales de la santé afin d'accroître la capacité des hôpitaux du Nouveau-Brunswick à exécuter adéquatement ces services. L'accès opportun à cette procédure médicale est crucial pour les patientes.

Le récent débat entourant les services de santé reproductive des femmes au Nouveau-Brunswick a mis en lumière la nécessité d'établir un nouveau plan provincial en matière de santé reproductive. Nous renouvelons notre demande d'un tel plan et nous offrons au gouvernement provincial l'aide des médecins du Nouveau-Brunswick pour établir le plan en question. »

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