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Nombreuses manifestations à Montréal et dans les environs

Des dizaines de manifestants se sont massés devant les bureaux administratifs situés près de l'hôtel de ville de Montréal.

Des dizaines de manifestants se sont massés devant les bureaux administratifs situés près de l'hôtel de ville de Montréal.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines d'employés municipaux de Montréal, Laval et Longueuil ont joint leur voix et leurs pancartes, mercredi, à celles de leurs confrères et consoeurs d'une vingtaine de villes de la province qui participaient  à une journée de grève, baptisée « grand dérangement » par le milieu syndical.

L'objet de leur mécontement :  le projet de loi 3, qui vient redéfinir le partage des déficits et des cotisations de leur régime de retraite avec leurs employeurs.

Dans la métropole, près de 1000 pompiers ont donné le coup d'envoi à cette journée de grève en bloquant les accès du port de Montréal pendant près d'une heure à l'aube, ce qui a entraîné la formation d'une file imposante de camions. L'escouade antiémeute est finalement intervenue pour libérer l'entrée du port, redevenu pleinement accessible en après-midi.

Des camionneurs n'ont pu accéder au port de Montréal tôt mercredi matin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des camionneurs n'ont pu accéder au port de Montréal tôt mercredi matin.

Photo : Valérie-Micaela Bain

Dès 6 h 30, des dizaines d'employés municipaux s'étaient massés devant les bureaux administratifs situés autour de l'hôtel de ville, tentant de bloquer l'entrée aux employés qui n'ont pas de mandat de grève.

Les élus ont dû être escortés pour entrer à l'intérieur du bâtiment, et certains ont été bousculés et insultés.

La foule a grossi avant la présentation du budget de la Ville, à 11 h, au cours de laquelle ils ont réussi à se faire entendre des élus à l'intérieur du bâtiment du service des finances.

En fin d'après-midi, la manifestation s'est déplacée devant la Place Bonaventure, au centre-ville.

Tous les services de la Ville sont demeurés ouverts. Seuls les membres du Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal avaient obtenu le droit de débrayer, mais ils avaient l'obligation de maintenir les services essentiels (bibliothèques, finances, immobilier, approvisionnement, urbanisme, etc.).

Quelque 1950 employés municipaux montréalais, sur les 28 000 que compte la Ville, étaient en grève. Plusieurs dizaines de policiers qui n'étaient pas en service ont eux aussi manifesté.

Les services d'autobus et de métro ont fonctionné comme d'habitude. De façon générale, « il n'y a pas eu de perturbation du réseau », a affirmé le président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb. Les employés ont cependant laissé entrer plusieurs usagers sans qu'ils paient.

Denis Coderre reste ferme, les syndicats aussi

Malgré la farouche opposition de ses employés, Denis Coderre ne compte pas fléchir sur ses intentions. Il a plutôt indiqué lors de la présentation du budget de Montréal que la Ville paierait moins pour les régimes de retraite en 2015, soit 544 millions de dollars plutôt que 597 millions.

« La solution passe par la négociation avec nos partenaires syndicaux, une négociation qui repose sur des principes d'équité tels que le partage 50/50 des coûts, comme le propose le projet de loi 3. »

— Une citation de  Denis Coderre

Affirmant que les discussions ayant mené au projet de loi 3 avaient été difficiles mais nécessaires, M. Coderre a expliqué qu'il avait donné son appui au projet de loi parce qu'il était persuadé que « la solution à l'enflure des coûts des régimes de retraite ne passe pas par la poche du contribuable ».

« Les administrations municipales qui vont vouloir appliquer un projet de loi qui est injuste devront en payer le prix sur le plan des relations de travail. »

— Une citation de  Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation

« Pour les syndicats, aujourd'hui, pour les employés municipaux, ce n'est pas la fin, c'est le début », a lancé le porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, Marc Ranger. « C'est un vrai gâchis que le gouvernement s'apprête à faire », a-t-il affirmé.

Manifestations à Laval et sur la Rive-Sud   

Manifestation à LavalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestation à Laval

Photo : Francis Labbé

À Laval, quelque 800 cols blancs étaient aussi en grève, et plusieurs établissements municipaux étaient fermés. Des manifestations se sont tenues à plusieurs endroits, comme au garage municipal de la voirie, sur le boulevard Chomedey.

Vers 16 h, quelques centaines de manifestants devaient converger vers l'hôtel de ville.

Par solidarité, les 500 cols bleus, qui n'avaient pas de mandat de grève légale, ont refusé de franchir les piquets de grève. Cela leur a valu une mise en demeure de la Ville en milieu d'après-midi.

En matinée, une soixantaine de syndiqués ont bruyamment manifesté à la station de métro Montmorency, avant de se diriger vers une autre destination du réseau de la Société de transport de Montréal (STM).

À Longueuil, des manifestants se sont réunis devant l'hôtel de ville et le Colisée Jean-Béliveau. Un convoi d'une centaine d'autobus vides de la société des transports ont défilé dans les rues. La même chose s'est passée à Laval et à Montréal.

Des membres en congé de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec provenant de différentes régions ont aussi manifesté devant les bureaux de la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, qui est présidente de l'Union des municipalités du Québec. Des policiers protégeaient l'entrée de ses bureaux.

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