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Une députée brise le silence

Une des deux députées du NPD derrière les allégations de harcèlement au Parlement se confie.

Une des deux députées du NPD derrière les allégations de harcèlement au Parlement se confie.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Leur histoire fait l'objet de toutes les conjectures, de toutes les rumeurs dans les couloirs du parlement depuis trois semaines. Aujourd'hui, une des deux députées du NPD au cœur du scandale accepte de se confier aux médias, sous le couvert de l'anonymat, pour reprendre, dit-elle, le contrôle de sa vie.

Un texte d'Emmanuelle LatraverseTwitterCourriel

Cette députée allègue qu'en mars 2014, le député libéral Massimo Pacetti a eu une relation sexuelle sans consentement explicite avec elle.

« Y a pas eu de consentement explicite, mais j'ai pas dit non », concède la députée qui n'a donc pas résisté. « J'ai gelé, je ne savais pas quoi faire ni comment réagir : j'avais peur ».

Ses collègues applaudissent son courage.

Face à ses allégations, le député libéral Massimo Pacetti, expulsé du caucus par son chef le 12 novembre dernier, plaide son innocence.

« Je suis troublé par le fait que cette plaignante ait choisi d'agir publiquement de la sorte, via les médias. J'ai décidé de ne faire aucun commentaire dans les médias afin de ne pas porter préjudice à des personnes ou à des institutions qui pourraient être appelées à juger cette situation », affirme-t-il dans un courriel.

Si la députée a personnellement interpellé le chef libéral Justin Trudeau lors des obsèques du Caporal Nathan Cirillo, elle maintient qu'elle ne voulait pas que ces allégations soient rendues publiques. Elle affirme que les conséquences de cette affaire sont pires que le lourd silence qu'elle portait depuis des mois.

« J'ai tout le temps peur de comment je vais faire si ça vient public pour raconter ça aux personnes proches de moi », dit-elle.

Encore aujourd'hui, malgré tout, elle refuse de porter plainte à la police, de peur d'en payer le prix politique.

Mais alors que le président des Communes se dit impuissant à ouvrir une enquête indépendante sur les allégations qui pèsent contre Massimo Pacetti et Scott Andrews sans plainte officielle, la députée néo-démocrate ouvre une petite porte.

« S'il y a moyen d'obtenir un processus qui est vraiment confidentiel et indépendant, je serais ouverte à participer, mais à l'heure actuelle pour les plaintes, on ne sait pas comment s'y prendre et si ça va rester confidentiel », dit-elle.

Pendant que les parlementaires discutent en coulisses d'un éventuel processus, le chef libéral étudie la possibilité d'embaucher son propre enquêteur indépendant pour statuer sur l'avenir des deux députés au sein de son parti.

« On a commencé des démarches pour chercher une tierce partie qui pourrait faire une révision et nous donner des conseils sur ce qui s'est passé », explique Justin Trudeau.

Un processus auquel la députée néo-démocrate serait également prête à participer.

Pour l'instant, aucune des allégations de la députée n'a été prouvée. Celle qui demeure loin du parlement, dans sa circonscription, auprès de sa famille, ne remet pas en question son avenir politique. Elle continue de vouloir servir les gens de sa circonscription.

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