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« La pensée magique ne suffit plus », dit Martin Coiteux

Le président du Conseil du trésor du Québec, Martin Coiteux

Le président du Conseil du trésor du Québec, Martin Coiteux

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le couperet libéral tombe de nouveau sur la fonction publique. Le président du Conseil du Trésor a annoncé mardi que les ministères et les organismes de l'État devront réduire d'au moins 2 % leurs effectifs dès l'exercice 2015-2016.

Cette mesure équivaut à sabrer 1150 postes sur les quelque 60 000 que compte la fonction publique. De ce nombre, il y aura des départs à la retraite, a expliqué M. Coiteux.

« La pensée magique ne suffit plus », a affirmé Martin Coiteux, rappelant que les intérêts sur la dette de la province s'élevaient à près de 11 milliards de dollars et que « cet argent ne s'en va pas dans les écoles ni dans les hôpitaux ». Il est à noter toutefois que les mesures annoncées mardi ne touchent en rien aux secteurs de l'éducation et de la santé. 

Pour le président du Conseil du Trésor, il importe de réduire la taille de l'État, ce qui équivaut pour lui à rénover l'État québécois, « à rénover la maison ».

« Les négociations vont se faire dans le cadre des paramètres qui sont les mêmes pour tous. [...] Il est hors de question de retourner en déficit après avoir atteint l'équilibre budgétaire avec les efforts de tout le monde incluant, bien entendu, notre secteur public. »

— Une citation de  Martin Coiteux, président du Conseil du Trésor du Québec et député libéral de Nelligan

La réduction de 2 % des effectifs représente 92 millions récurrents à partir de 2015-2016. Elle s'ajoute au gain de productivité de 2 % annoncé plus tôt cette année qui, lui, représente 305 millions récurrents à partir de 2014-2015.

24/60 : Cure minceur à Québec

Les conventions collectives 2010-2015

En vertu des conventions collectives actuelles, le gouvernement doit majorer de 1 % la rémunération des employés de l'État au 31 mars 2015. Afin d'honorer cet engagement, il tentera de dégager des économies de 689 millions de dollars. 

Les conventions prendront fin le 31 mars 2015. Afin de les renouveler, Québec prévient qu'il faudra à la fois concilier les demandes des employés et respecter son objectif d'équilibre budgétaire. La décision du gouvernement de couper dans l'administration publique survient au moment où Québec s'apprête à déposer ses offres salariales aux syndicats du secteur public, une négociation qui s'annonce difficile.

Fini les bonis

Parmi les autres mesures prises par Québec, il y a la suspension des bonis accordés au personnel de direction et d'encadrement des ministères, au personnel des organismes du gouvernement, ainsi qu'au personnel des cabinets ministériels et des sociétés d'État.

« Il nous serait difficile d'expliquer aux Québécois qu'on offre des bonis à la direction alors que tout le monde doit faire sa part. »

— Une citation de  Martin Coiteux.

L'effort demandé aux ministères ne s'arrête pas là : chacun devra faire le bilan de ses effectifs pour traquer les postes qui ne sont pas pourvus. Après évaluation, des postes seront abolis. De plus, de nouvelles coupes sont à prévoir dans la foulée du budget. Il y aura aussi resserrement des dépenses en formation et dans les budgets de déplacement. 

Par ailleurs, le gouvernement libéral s'attend à ce que les ministères réduisent de manière significative leur dépendance aux employés contractuels dans le but de recourir davantage à leurs ressources à l'interne. 

Couillard défend ses choix

Philippe Couillard lors de la période des questionsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Couillard lors de la période des questions

Durant la période des questions à l'Assemblée nationale, le premier ministre Philippe Couillard a martelé que son gouvernement comptait « garder le cap », d'autant plus que les efforts consentis jusque-là « portent fruit », selon lui.

Il a balayé du revers de la main les spéculations d'économistes sur les risques de récession. « L'économie est en croissance, les revenus de l'État sont en croissance, nous allons continuer à travailler pour deux choses : le redressement des finances publiques, la relance de l'économie pour nous et pour nos enfants », a-t-il dit.

« Le Québec est dans une situation financière excessivement sérieuse, de sorte que nous devons prendre - et nous prenons - des décisions qui sont courageuses, difficiles, mais nécessaires. »

— Une citation de  Philippe Couillard

Un portrait des finances publiques avant chaque élection

Piqué par les propos du chef de l'opposition officielle qui reproche aux membres du gouvernement leurs « phrases creuses », M. Couillard a accusé l'ex-gouvernement péquiste d'avoir caché aux Québécois la réalité des finances publiques.

« Ce que nous savons, c'est que le Parti québécois, le gouvernement qui nous a précédés, n'a pas donné le portrait réel des finances publiques avant les élections générales. [...] Le Parti québécois est le dernier parti qui aura caché la vérité sur l'état des finances publiques avant une élection. Nous allons légiférer pour que ça soit obligatoire », a-t-il lancé.

Les libéraux comptent en effet adopter une loi qui obligerait les prochains gouvernements à rendre public, trois mois avant les élections générales, un portrait des finances publiques élaboré par les fonctionnaires du ministère des Finances et vérifié par le vérificateur général.

Dans la foulée du budget Leitao

Il faut se rappeler qu'en juin dernier, le ministre des Finances Carlos Leitao avait déposé un budget qui imposait une importante cure minceur à l'appareil d'État québécois.

La cure en question devait permettre au gouvernement d'économiser 2,7 milliards de dollars cette année et 2,4 milliards, l'an prochain. Gels d'embauche, portefeuilles ministériels amputés et, surtout, contrôle des dépenses publiques avaient été identifiés comme les principaux objectifs pour atteindre l'équilibre budgétaire d'ici l'an prochain.

En mai dernier, le président du Conseil du Trésor avait demandé la « collaboration » des fonctionnaires. La rémunération des employés de l'État « doit être compatible avec la capacité de payer des Québécois » avait alors affirmé Martin Coiteux, insistant sur l'idée que les fonctionnaires doivent faire preuve d'une « productivité accrue ».

Enfin en avril dernier, le premier ministre Philippe Couillard, qui venait tout juste d'accéder au pouvoir, avait annoncé un gel d'embauche dans la fonction publique.

Qu'est-ce qui motive Martin Coiteux? - Reportage de Hugo Lavallée et Françoise Letarte

Avec les informations de La Presse canadienne

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