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Déficience des services en santé mentale aux vétérans

Rapport du vérificateur général
Radio-Canada

Le processus d'accès au Programme de prestations d'invalidité dont se servent la plupart des anciens combattants pour obtenir des services en santé mentale est lent et complexe.

Un texte de Marc GodboutTwitterCourriel

Dans son rapport automnal, le vérificateur général du Canada dresse un portrait préoccupant. « Les actions du ministère ne suffisent pas à faciliter l'accès en temps opportun, pour les vétérans, à des services et prestations de santé mentale qui répondent à leurs besoins. »

Le rapport constate que près du quart des anciens combattants ont dû attendre plus de huit mois avant d'obtenir l'autorisation d'accéder à des soins de santé mentale répondant à leurs besoins.

« Le délai pour obtenir une évaluation, que ce soit dans les cliniques d'Anciens combattants Canada ou celles de la Défense nationale, contribue aux retards dans le traitement des demandes de prestations d'invalidité, ce qui pourrait compromettre les efforts déployés pour stabiliser l'état d'un vétéran ou obtenir son rétablissement. »

Autre constat, le temps d'attente moyen pour une consultation à une cliniquede traitement des traumatismes liés au stress opérationnel est d'environ trois mois, alors que la propre norme d'Anciens combattants Canada prévoit que 80 % des nouveaux patients devraient être évalués dans les trois semaines suivant leur demande d'évaluation.

Des obstacles

Michael Ferguson confirme que des obstacles de longue date empêchent un accès aux prestations d'invalidité dans les délais prévus. La complexité du processus de demande, les retards pour l'obtention des dossiers médicaux (en particulier ceux que détient déjà la Défense nationale), les longs temps d'attente aux cliniques de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel empêchent la prise de décisions plus rapide.

Le vérificateur général juge que les activités de sensibilisation d'Anciens combattants ne sont pas assez complètes. De plus, déplore-t-il, cinq ans après la mise en place d'une stratégie en santé mentale, le Ministère nen 'a toujours pas évalué le rendement.

Patrimoine documentaire

Dans son rapport, le vérificateur général du Canada s'est aussi inquiété du patrimoine documentaire au pays. Bibliothèque et Archives Canada, le gardien du patrimoine documentaire du Canada, ne reçoit pas des institutions fédérales tous les documents à valeur historique qu'elle devrait acquérir.

Les protocoles de transfert des documents des divers ministères et agences ne sont pas à jour et n'ont été révisés que dans 30 cas sur 195 organismes fédéraux couverts. De plus, 98 000 boîtes de documents attendent d'être traitées, dans certains cas depuis des décennies.

L'arriéré d'archives a constamment augmenté au fil des ans et Bibliothèque et Archives Canada n'a toujours aucun plan approuvé pour l'éliminer.

Le vérificateur général déplore aussi l'absence d'une stratégie de gestion numérique du patrimoine documentaire malgré un investissement de 15,4 millions de dollars pour l'élaboration et la mise en place d'un dépôt numérique fiable. Le système qui été testé et approuvé a été abandonné.

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