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Énergie Est : rencontres entre provinces et consultations publiques

Brian Gallant a rencontré son homologue ontarienne, Kathleen Wynne, pour discuter du projet d’oléoduc Énergie Est.

Brian Gallant a rencontré son homologue ontarienne, Kathleen Wynne, pour discuter du projet d’oléoduc Énergie Est.

Photo : La Presse canadienne / James West

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, est en tournée pour faire la promotion du projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada, un enjeu qui soulève de plus en plus les passions au pays. Il a tenu un point de presse avec son homologue québécois Philippe Couillard.

Je veux entendre ses préoccupations, mais je vais certainement réitérer que j'appuie le projet.

Brian Gallant sur sa rencontre avec Philippe Couillard.

Sans surprise, Brian Gallant a réaffirmé sa position favorable au projet devant les médias, mardi après-midi.

Le premier ministre néo-brunswickois avait déjà qualifié de « raisonnables » les demandes du Québec et de l'Ontario. Il a ajouté qu'il les croit maintenant « atteignables ».

De son côté, Philippe Couillard a maintenu s'en remettre au Bureau d'audiences publiques en environnement.

« On ajoute, et on ne change pas d'opinion là-dessus, que la tenue du Bureau d'audiences publiques en environnement au Québec sur le projet, va être en fait l'ossature de la position québécoise à l'Office national de l'énergie. »

Lundi, trois jours après que la première ministre de l'Ontatio Kathleen Wynne a annoncé s'être entendue avec le Québec sur l'adoption de principes communs en ce qui concerne les projets d'oléoducs, Brian Gallant s'est rendu à Toronto pour la rencontrer.

Les premiers ministres de l’Ontario et du Québec Kathleen Wynne et Philippe Couillard ont déjà imposé des conditions sur le projet d’oléoduc.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne et le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, ont déjà imposé des conditions sur le projet d’oléoduc.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le premier ministre avait alors déclaré que les positions prises par ses homologues de l'Ontario et du Québec sur la sécurité et les changements climatiques étaient raisonnables et qu'elles ne remettaient pas en cause l'avenir du projet.

« Leurs demandes sont raisonnables, ils veulent qu'on consulte avec les Premières Nations et ceux qui vont voir le trajet passer dans leur communauté, c'est normal », affirme Brian Gallant.

« C'est [Kathleen Wynne] elle-même qui a dit que ce ne sont pas des conditions. J'étais assez fier de voir qu'elle parlait comme ceci. Elle a dit que c'était des principes. Le projet va de l'avant », ajoute-t-il.

Le premier ministre de l'Alberta, Jim Prentice, un partisan du projet, envisage lui aussi de rencontrer Kathleen Wynne et Philippe Couillard.

Le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall estime pour sa part que les deux provinces créent des obstacles inutiles au projet de pipeline de TransCanada.

Consulter les Canadiens

Des voix s'élèvent au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada pour dénoncer les dangers du projet d'oléoduc et réclamer des consultations publiques.

Le nouveau président de l'Office national de l'énergie (ONÉ), Peter Watson, promet aux Néo-Brunswickois de garder un œil sur les préoccupations environnementales soulevées par la construction du projet d'oléoduc Énergie Est.

Le président de l'Office national de l'énergie et ex-ministre albertain de l'Énergie, Peter Watson, se défend d'être à la solde de l'industrie et du gouvernement fédéral.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Office national de l'énergie et ex-ministre albertain de l'Énergie, Peter Watson, se défend d'être à la solde de l'industrie et du gouvernement fédéral.

Photo : Nicolas Steinbach

L'Office lancera une initiative de mobilisation pancanadienne au début de 2015.

Le président a annoncé qu'il fera le tour des provinces canadiennes et des territoires pour écouter ce que les Canadiens ont à dire sur la sécurité des pipelines et de protection de l'environnement.

« Notre but est de mobiliser de diverses façons un large éventail de Canadiens que ces questions intéressent », affirme Peter Watson.

L'ONÉ prévoit aussi un forum de discussion en ligne, ouvert à quiconque souhaite faire part de son point de vue en matière de sécurité des pipelines et de protection de l'environnement.

Le forum est déjà accessible en ligne (Nouvelle fenêtre).

Après sa tournée du pays, à la fin du printemps 2015, l'ONÉ tiendra une conférence technique sur la sécurité des pipelines.

Un rapport sur l'initiative de mobilisation et la conférence technique sera rendu public vers le début de 2016.

Peter Watson était de passage devant la Chambre de commerce de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, mardi.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, s'est pour sa part dit ouvert à des discussions avec les Premières Nations et les communautés touchées par le projet, mais ne donne aucun détail sur la forme que pourraient prendre ses discussions.

Je vais continuer à aller à travers la province et le pays pour parler des bénéfices [...] et de comment on peut faire ceci en toute sécurité.

Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Création d'emplois

Brian Gallant affirme que ce projet d'oléoduc est essentiel à la santé financière de la province.

Il soutient que le projet créera 4000 emplois à court terme et 1000 emplois à long terme.

Selon des estimations de TransCanada, il y aurait plutôt 1894 emplois directs et 460 emplois indirects qui seraient créés pendant la phase de construction de l'oléoduc.

À long terme, le projet Énergie Est créerait 78 emplois directs et 78 emplois indirects.

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Acadie

Ressources naturelles