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Coule pas chez nous : des citoyens contre le pipeline Énergie Est 

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Raconte-nous Maurice, 11 septembre 1998

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le mouvement citoyen qui mène la campagne Coule pas chez nous a été mis à l'avant-plan de l'actualité dimanche, lors du passage de l'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois à l'émission Tout le monde en parle.

M. Nadeau-Dubois a lancé un appel qui avait permis d'amasser plus de 250 000 $ lundi soir pour soutenir le mouvement de contestation du projet d'oléoduc. Il a lui-même donné un coup de pouce au mouvement de contestation en remettant la bourse de 25 000 $ associée au Prix littéraire du gouverneur général 2014 qu'il a reçu pour son livre Tenir tête.

Un coup de pouce qui a surpris les membres du collectif Coule pas chez nous, explique la coordonnatrice et porte–parole du mouvement Stop oléoduc Portneuf-Saint-Augustin, Anne-Céline Guyon.

« Quand Gabriel Nadeau-Dubois nous a appris qu'il allait nous faire un don, on était déjà extrêmement contents. Quand en plus il nous a annoncé qu'il allait faire un appel à la population, on s'est dit WOW! Jamais on ne se serait attendus à une telle somme. »

C'est surtout un signe que la population du Québec envoie très clairement à TransCanada, et aux gouvernements en disant : "on ne veut pas de ce projet-là sur le territoire québécois"

Anne-Céline Guyon, porte-parole de la campagne Coule pas chez nous

Regroupement d'initiatives populaires

Coule pas chez nous est un regroupement de groupes citoyens implantés tout au long du tracé prévu du pipeline Énergie Est de TransCanada. Une initiative qui a touché Gabriel Nadeau-Dubois.

« C'est des gens qui, en ce moment, ont très peu de moyens, qui font ça bénévolement, qui essaient d'organiser une riposte citoyenne contre TransCanada qui, elle, dispose de moyens très importants », a-t-il dit.

« Mon objectif n'était pas de donner de l'argent à des organisations environnementales qui déjà ont un budget, qui déjà ont voix au chapitre dans le débat. Je voulais vraiment donner l'argent à des citoyens et citoyennes, des gens ordinaires, qu'on n'entend à peu près jamais dans le débat public sur TransCanada », a-t-il poursuivi.

Les citoyens mobilisés

Les fonds amassés durant la campagne seront utilisés dans la contestation populaire amorcée il y a déjà un moment.

« On est un groupe de comités citoyens. On en était à entamer une réflexion sur la campagne Coule pas chez nous, où on voulait l'amener ensuite. On va devoir s'asseoir autour d'une table pour voir ce qu'on veut faire avec cet argent-là », mentionne Alice-Céline Guyon, qui ajoute que les moyens déjà retenus, comme la distribution de tracts et le porte-à-porte, vont continuer.

« Mais ça va être aussi d'aller sur le long terme. C'est un combat qui va durer plusieurs années, je pense, donc il va falloir réfléchir à comment utiliser le mieux possible cet argent-là. »

Plusieurs participants à la campagne Coule pas chez nous en sont à leur première action militante. Geneviève Robidas s'inquiète de l'impact du passage de l'oléoduc pour les cours d'eau.

« Je veux manger sain, je voix boire sain et je veux vivre sain. Je veux que mes enfants ne soient pas fâchés contre moi parce que maman n'a rien fait et a laissé faire le tuyau », dit-elle.

Tim Duboyce, porte-parole du projet Énergie Est de TransCanada, estime pour sa part que les préoccupations des citoyens ne sont pas fondées.

« Ces préoccupations sont souvent enflées à cause des mésinformations qui son mises de l'avant par des groupes opposants organisés », dit-il.

Quant au ministre de l'Environnement du Québec, il dit voir d'un bon oeil la mobilisation citoyenne autour du projet de pipeline de TransCanada. David Heurtel rappelle que la compagnie devra montrer patte blanche dans le dossier avant d'obtenir l'aval du gouvernement.

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