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Rapport Robillard : « des fermes vont disparaître », estime l'Union des producteurs agricoles

Au Temiskaming, la majorité des champs agricoles n'ont pas encore été récoltés. Les moissons sont habituellement terminées au plus tard à l'Action de Grâce

Au Temiskaming, la majorité des champs agricoles n'ont pas encore été récoltés. Les moissons sont habituellement terminées au plus tard à l'Action de Grâce

Photo : Mathieu Grégoire

Radio-Canada

Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) au Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, voit d'une très mauvais œil la proposition de la Commission de révision permanente des programmes de transformer le Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles en un véritable programme d'assurance.

Les assurés assumeraient alors la totalité de la prime de risque.

« Ça va être encore des fermes qui vont disparaître. Je trouve ça aberrant de voir qu'on avait ces programmes-là, puis on veut les maintenir en place. Nous autre on travaille pour les maintenir en place pour nos producteurs, améliorer le sort de nos producteurs une fois pour toute. Puis le gouvernement pense à les éliminer », affirme M. Gilbert.

Pour permettre à Québec d'aller chercher plus de 2 milliards de dollars par année, la Commission de révision permanente des programmes recommande de couper entre autres dans l'aide aux municipalités et aux agriculteurs.

Des risques « trop grands »

« Les risques en agriculture sont trop grands pour qu'un assureur privé offre un produit qui serait abordable », tranche le président de l'UPA du Québec, Marcel Groleau.

« Dans l'assurance automobile par exemple, le risque est réparti sur tellement d'utilisateurs, que le privé peut offrir un produit intéressant, mais en agriculture les risques sont trop élevés », fait-il valoir.

 Les primes seraient tellement dispendieuses que personne ne pourrait s'assurer

Marcel Groleau, président de l'UPA du Québec

Steve Fournier, de la ferme Fournier de Saint-Fabien, abonde dans le même sens. Pour lui, il est essentiel de maintenir le financement du Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles.

« Si les prix ont le malheur de descendre : qu'il y ait une vache folle, ou qu'il y ait un quelconque problème qui ferait descendre le prix du bœuf sous la marge qui nous permet techniquement d'en vivre, bien ce serait une catastrophe. C'est serait comme si le feu prend dans la maison et qu'on n'ait pas d'assurance pour reconstruire. C'est carrément ça », illustre-t-il.

La Commission de révision permanente des programme recommande au gouvernement de mettre fin au financement du programme et de réduire son financement annuel à la Financière agricole du Québec d'un montant annuel de l'ordre de 300 millions de dollars.

L'Union paysanne du Québec rappelle pour sa part que le monde agricole est fragile et soutient que la réforme proposée devrait s'étaler sur plusieurs années.

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