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Femme : des services déficients, selon une étude

Population
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude sur les besoins des femmes du nord-ouest du Nouveau-Brunswick en matière de santé met en lumière des lacunes importantes dans les services qui leur sont offerts.

Des femmes et des professionnels de la santé ont participé à l'étude pour le compte de la Direction provinciale des questions féminines et du ministère de la Santé.

Parmi les résultats, on note des heures d'ouverture peu flexibles des cliniques sans rendez-vous, dans un contexte où les femmes travaillent souvent à temps plein.

« L'accès est limité pendant les heures de bureau, ce qui explique qu'elles doivent manquer du travail », affirme France Chassé, professeure et co-chercheuse.

Par ailleurs, on manque de ressources en prévention de la maladie. Pour espérer être traité rapidement, il faut être diagnostiqué. Sinon, l'attente peut être très longue.

« Si j'ai une femme qui vit une situation de crise situationnelle, perd un enfant, perd un conjoint, perd son emploi, un divorce, une séparation, un déménagement et se retrouve dans une situation de crise temporaire, elle, elle n'en a pas de soutien », explique Mme Chassé.

Pour avoir des soins rapidement, il faut qu'elle ait des idées suicidaires.

Charlotte Côté, directrice générale du centre de ressource l'Escale Madavic

Charlotte Côté affirme que dans certains cas, c'est une question de mois avant d'avoir accès aux ressources, particulièrement en matière de santé mentale. « Nous autres, on voudrait qu'elles soient vues avant les idées, mais à cause du manque de place, de temps, les services ne peuvent pas fournir », dit-elle.

Le gouvernement provincial a produit un guide des opérations pour les équipes de santé familiale. France Chassé espère que les résultats de l'étude amèneront des changements.

« L'assurance-maladie répond à des besoins qui touchent la maladie, mais toute la dimension prévention et promotion, ce n'est pas financé nulle part ou très, très peu », déplore Mme Chassé.

Pour démontrer le manque de prévention, elle affirme qu'à certains endroits, il y a trois médecins pour une infirmière. Pourtant, ce sont justement les infirmières qui remplissent ce rôle de prévention.

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