•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bixi demande près de 3 millions par an à Montréal pour survivre

Le reportage de Julie Marceau

Malgré des moments difficiles, Bixi doit rester à Montréal. C'est la recommandation du conseil d'administration qui dresse un bilan positif de l'année 2014 du système de vélo en libre-service et propose un plan d'affaires sur cinq ans.

Mais pour assurer la pérennité du service, Bixi demande à la Ville de Montréal une contribution financière de 2,9 millions de dollars par année, pendant cinq ans. 

« Un système de vélo service d'une ampleur comme Bixi a toujours besoin d'une contribution de la ville pour réussir », affirme la présidente du CA de Bixi Montréal, Marie Élaine Farley. Bref, Bixi ne sera jamais rentable. 

Bixe mise aussi sur une augmentation des abonnements.

Dans la dernière année, son nombre a toutefois légèrement diminué à 33 216 membres actifs.

Le conseil d'administration est persuadé de pouvoir en attirer davantage. « Les villes sont de plus en plus congestionnées. On a besoin de solution simple et efficace pour les citoyens et les visiteurs. Pour nous ça fait partie du cocktail transport », dit la membre du CA, Suzanne Lareau, aussi PDG de Vélo Québec. 

Chiffre encourageant, on prévoit un excédent budgétaire de 600 000 $ sur la contribution que lui a versée la Ville de Montréal. Une importante baisse des plaintes a aussi été constatée en ce qui concerne la redistribution des vélos et le mauvais état.

En ce qui concerne le modèle de gouvernance, le conseil d'administration estime qu'il doit rester le même que celui mis en place depuis huit mois, soit une organisation à but non lucratif (OBNL), mais avec davantage d'autonomie.

Les villes du 21e siècle s'équipent de systèmes de vélo en libre-service. Les villes qui ne l'ont pas nous envient. Ce n'est pas pour rien qu'on voit 500 villes dans le monde à l'heure actuelle qui ont un système de vélo en libre-service et ça ne va qu'augmenter dans les années à venir. 

Suzanne Lareau, membre du conseil d'administration de BIxi Montréal

En février dernier, Montréal a sauvé Bixi de la faillite. Elle a créé un OBNL pour gérer le système de vélo en libre-service. Le nouveau conseil d'administration s'était engagé à fournir à la Ville, à la fin de la saison 2014, des recommandations visant à favoriser l'optimisation du système et son maintien pour les années à venir.

La balle est désormais entre les mains du maire Denis Coderre qui doit décider du sort de Bixi cette semaine.

Société