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850 km de marche pour protester contre l’exploitation de l’uranium

Joshua Iserhoff

Joshua Iserhoff

Photo : Joshua Iserhoff

Radio-Canada

Des citoyens cris partiront dimanche de Mistissini, dans le nord du Québec, pour se rendre à pied jusqu’à Montréal. Après 850 km de marche, ils entendent participer à la dernière journée d’audition du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) portant sur l’industrie de l’uranium au Québec. 

D'après un reportage de Caroline Nepton, de CBCTwitterCourriel

Les autochtones de la nation crie s’opposent à l’exploration et l’exploitation de ce minerai sur le territoire qui leur appartient, le Eeyou Itschee.

« Nous sommes les gardiens de cette terre. Nous avons la responsabilité de la protéger pour les générations futures », affirme Joshua Iserhoff, président du Conseil des jeunes de la nation crie, l’un des instigateurs de cette marche.

Il espère que d’autres nations autochtones et même des Québécois joindront le groupe au cours de la marche. Déjà, des Innus, des Algonquins et des Atikamekw ont confirmé leur présence, assure-t-il.

Cette marche est l’une des stratégies utilisées par les Cris pour manifester leur opposition à l’industrie de l’uranium. Le gouvernement cri a lancé un site Internet et une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux nommée #StandAgainstUranium (« Debout contre l’uranium »).

Le projet uranifère Matoush de l’entreprise Ressources Strateco, situé au nord de Mistissini, est l’un de ceux qui préoccupent le plus la nation crie. Depuis l’instauration d’un moratoire sur l’industrie de l’uranium au Québec en 2013, le gouvernement refuse de délivrer un permis d’exploitation à l’entreprise.

Société