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L'obésité : un fléau qui coûte cher et qui tue

Obésité

Photo : La Presse canadienne / Kirsty Wigglesworth

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'obésité représenterait un coût annuel de 2000 milliards de dollars américains, selon une étude publiée jeudi par le McKinsey Global Institute, une firme de consultation en gestion.

La firme évalue que 30 % de la population mondiale souffre de surpoids ou d'obésité à l'heure actuelle, et que cette proportion grimpera à 50 % en 2030.

Cette « épidémie » engendre des coûts estimés qui représentent 2,8 % du produit intérieur brut mondial, ce qui est presque équivalent à ceux engendrés par le tabagisme ou les conflits armés.

Par ailleurs, l'étude en arrive à la conclusion que jusqu'à 7 % de toutes les dépenses en matière de santé sont attribuables à l'obésité, un chiffre qui peut atteindre 20 % si on inclut les problématiques engendrées par l'obésité, comme le diabète.

La maladie serait de plus responsable de 5 % de tous les décès à travers le monde en un an. Sans surprise, c'est dans les pays en développement que les ravages dus à l'obésité augmentent le plus rapidement.

Quelles sont les solutions?

Les chercheurs affirment qu'il faut plusieurs types de mesures pour renverser la tendance et que tous les secteurs de la société doivent s'impliquer dans ces changements.

Selon eux, la mesure la plus efficace serait de diminuer les portions des repas préparés, surtout dans la restauration rapide. Ils suggèrent également de réduire la disponibilité des boissons et des aliments sucrés, d'introduire des aliments sains dans les écoles et d'éduquer les parents.

Les chercheurs proposent aussi de prendre des moyens, que ce soit au niveau de l'éducation ou de l'urbanisme, pour faciliter les activités physiques. Le changement des pratiques de marketing concernant l'alimentation est aussi conseillé.

Devant la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise il y a deux semaines, la Coalition québécoise sur la problématique du poids a réclamé une taxe sur les boissons gazeuses, voulant en cela imiter la ville de Berkeley, en Californie, qui deviendra le 1er janvier la première aux États-Unis à adopter une telle taxe, de 35 cents par litre de boissons sucrées.

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