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Une course contre la montre pour reconstruire le Manège militaire

Le Nanavut exprime des réserves, alors que le Yukon et les Territoires du Nord Ouest saluent l'argent d'Ottawa. Voyez le reportage de Mario de Ciccio.

Radio-Canada

La reconstruction du Manège militaire à Québec en deux ans, comme le souhaite le gouvernement fédéral, représente un défi logistique. Ce n'est cependant pas une mission impossible, à certaines conditions, selon l'avis de deux architectes consultés.

Travaux publics Canada prévoit que les travaux qui vont débuter dès l'été prochain seront terminés pour l'été 2017. Le gouvernement a précisé l'échéancier, jeudi, en dévoilant les détails des appels d'offres qui seront lancés dès janvier prochain.

Selon le concept architectural retenu, le Manège militaire aura exactement la même apparence qu'avant l'incendie de 2008. La façade et les éléments de la structure qui ont survécu aux flammes devront être sauvegardés.

C'est un échéancier qui est vraiment serré, il faut l'admettre. En plus, on a un bâtiment patrimonial et un nouveau bâtiment

Pierre Thibault

Selon l'architecte Pierre Thibault, la construction peut être réalisée dans les temps à condition de scinder le projet. « Ce qui est peut-être possible dans ce cas-ci, c'est que ce n'est pas nécessairement la même équipe qui va faire la toiture pour la reconstruction et le nouveau bâtiment derrière, par exemple. »

Les entrepreneurs choisis lors des appels d'offres lancés en janvier devront respecter des normes patrimoniales précises. Jacques White, qui est professeur titulaire à l'École d'architecture de l'Université Laval, croit aussi que puisqu'une grande partie du travail a déjà été fait, les délais peuvent être respectés.

« Le projet était probablement plus compliqué dans sa conception qu'il le sera dans son exécution. Pour la raison bien simple que ce qui reste debout, il y a quand même assez peu de choses. Alors dans ce sens-là, on élimine un peu les surprises qu'on pourrait avoir en découvrant ce qui se cache sous les murs ou sous les toitures », explique M. White.

Des entrepreneurs spécialisés dans plusieurs corps de métier comme la maçonnerie patrimoniale, les métaux ouvrés patrimoniaux, l'ébénisterie, la ferblanterie et la conception de plâtre historique seront sollicités.

Longue attente

Le directeur général de l'hôtel Château-Laurier, Alain Girard, se réjouit d'apprendre que les travaux vont débuter l'été prochain. Il regrette toutefois de constater qu'il se sera écoulé neuf ans entre l'incendie et la réhabilitation des lieux en 2017.

« Pour une ville comme Québec qui déborde d'histoire et qui est le début de la francophonie en Amérique, ces bâtiments-là on plus qu'une histoire, ils font partie de notre vécu », dit-il.

La reconstruction devrait coûter un peu plus de 93 millions de dollars au gouvernement fédéral. Le montant s'élève toutefois à plus de 100 millions en ajoutant les études et les consultations publiques.

L'aspect d'origine préservé

L'architecte Jacques White a passé en revue les images du projet fournies dans le document à l'intention des futurs soumissionnaires. Il remarque que la façade du Manège militaire vue de la place Georges-V sera identique en tout point à l'ancienne construction.

Arrière de l'édifice - Vue des plaines d'AbrahamAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Arrière de l'édifice - Vue des plaines d'Abraham

Photo : Arcop/DFS/STGM architectes en consortium

À l'arrière du bâtiment sur les Plaines toutefois, le manège sera légèrement modifié. « On se rend compte qu'à l'arrière, c'est une construction beaucoup plus basse et beaucoup moins envahissante. À l'intérieur, on n'y voit pas de différence. On voit l'image et on voit le manège militaire tel qu'il était avant qu'il soit incendié », précise-t-il.

Une salle multifonctionnelle permettant d'accueillir un total de 1300 personnes sera aménagée dans l'espace central du manège. L'édifice abritera aussi des bureaux gouvernementaux et une aire de commémoration pour le Régiment des Voltigeurs.

Selon Jacques White, la reconstruction à l'identique à partir des vestiges de l'ancien Manège militaire était la solution à privilégier.

« Ça aurait été eu peu une gifle je pense, aux yeux de la population, de mettre le manège militaire complètement au sol et de reconstruire autre chose. Ceci dit aussi, peut-être qu'on manque de confiance dans ce qu'on peut faire aujourd'hui qui sera durable aussi dans le temps », conclut-il.

Travaux publics Canada tiendra une session d'information le 2 décembre à Québec pour présenter les grandes lignes du projet aux futurs soumissionnaires.

Un reconstruction qui s'annonce complexe

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