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UPAC et Parti libéral : l’opposition demande des comptes  

Agnès Maltais

Agnès Maltais

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti québécois (PQ) demande au premier ministre Couillard « d'ordonner à ses troupes de collaborer », à la suite de la parution, dans La Presse, d'un article selon lequel la mort d'un enfant de 5 ans, en février dernier à Longueuil, est survenue pendant qu'un ancien directeur du Parti libéral du Québec, Robert Parent, faisait l'objet d'une filature. 

En point de presse vendredi, la leader parlementaire du PQ, Agnès Maltais, a déclaré qu'en tant que chef du Parti libéral, Philippe Couillard doit envoyer un signal clair à ses troupes et leur enjoindre de collaborer à toute enquête concernant des allégations de corruption dans son parti.

Mme Maltais souligne que Philippe Couillard est devenu chef du PLQ en mars 2013 et que la filature était en cours en février 2014. Selon elle, M. Couillard aurait dû se tenir plus au courant de toute cette histoire de corruption impliquant le Parti libéral et agir en conséquence. « Il a dit à de nombreuses reprises que le PLQ collaborait aux enquêtes. Pourquoi des filatures sont-elles nécessaires, dans ce cas? Il doit donner un signal clair à ses troupes : elles ont le devoir de collaborer », a déclaré Agnès Maltais.

Je citerai le premier ministre quand il avait appris qu'il y avait eu une perquisition au Parti libéral. Le 18 septembre 2013, il a dit ceci : le passé est là, on ne le refera pas. On va l'assumer. On va s'assurer que les gens aient à répondre de leurs actes.

Une citation de :Agnès Maltais

Mme Maltais a qualifié l'affaire de très sérieuse.

Le texte [de La Presse] laisse entendre qu'il y aurait collusion pour couvrir la corruption.

Une citation de :Agnès Maltais

La leader parlementaire du PQ a souligné à plusieurs reprises la possible implication de hauts fonctionnaires dans l'enquête qui a mené à la filature. Elle enjoint à Philippe Couillard de s'assurer que ceux-ci ne sont plus au service de l'État.

Agnès Maltais demande de plus que Roberto Iglesias, secrétaire général du gouvernement, demande aux hauts fonctionnaires la même collaboration dans l'enquête que celle que le premier ministre doit demander aux membres de son parti.

L'UPAC n'entend pas réagir publiquement dans ce dossier.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé la semaine dernière qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent de la Sûreté du Québec (SQ) qui a heurté avec son véhicule banalisé la voiture dans laquelle se trouvait l'enfant. Le policier circulait à 122 km/h dans une zone résidentielle.

Cloutier veut qu'un procureur externe révise le dossier

Le porte-parole du PQ en matière de Justice, Alexandre Cloutier demande à la ministre de la Justice de nommer un procureur externe pour réviser le dossier, afin de comprendre pourquoi il n'y a pas eu dépôt d'accusation contre le policier fautif.

« Le procureur des poursuites criminelles et pénales n'est pas un juge. Son analyse se base sur la perspective raisonnable de condamnation compte tenu des faits prouvables. Avec l'information dont on dispose et étant donné la jurisprudence dans les dossiers de conduite dangereuse, la ministre doit exiger la révision de cette affaire. C'est la crédibilité des institutions judiciaires qui est en jeu », a ajouté le député de Lac Saint Jean.

C'est à elle d'intervenir, à demander qu'il y ait une enquête externe ou, du moins, une révision externe par un procureur indépendant, qu'on revoit la preuve au dossier, et donc, qu'on pose un nouveau diagnostic.

Une citation de :Alexandre Cloutier

« Nous n'en serions pas là si le DPCP avait d'emblée expliqué ses motifs et les raisons pour lesquelles il avait décidé de ne pas porter d'accusation criminelle », a conclu M. Cloutier.

Le DPCP est indépendant, dit Stéphanie Vallée

La ministre de Justice Stéphanie Vallée a invoqué l’indépendance du DPCP pour expliquer son refus de se mêler du dossier. Elle estime fondamental de préserver l'indépendance du DPCP à l'égard des pressions politiques, policières ou médiatiques.

L'article 23 de la Loi sur le DPCP autorise l’intervention le procureur général, en l'occurrence Mme Vallée de se saisir de l’affaire.

La ministre estime toutefois prématuré de considérer des « mesures exceptionnelles » à un moment où le DPCP n'a pas expliqué sa décision.

La CAQ demande une enquête indépendante

« Au sein de la population, lorsque le DPCP prend la décision de ne pas porter d'accusation dans un cas comme celui-là, ça mine la crédibilité de la Justice », estime pour sa part le porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique, Marc Picard.

Ce dernier estime que le Bureau des enquêtes indépendantes, qui sera mis sur pied à la fin de 2015, permettra de renforcer la crédibilité de la Justice dans des situations comme celle-là.

M. Picard blâme les gouvernements péquistes et libéraux pour les retards dans la mise en place de ce bureau d'enquête indépendant qui sera dirigé par des civils.

« Il ne faut pas que ce soit la police qui enquête sur la police », ajoute M. Picard.

C'est une opération de l'UPAC et lorsqu'on sait que c'est une opération de l'UPAC, on sait que ce sont les hauts gradés qui autorisent les choses. On ne peut pas dire que les policiers vont faire une enquête à l'interne.

Une citation de :Le porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique, Marc Picard

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