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L'opposition révoltée par la fin du tarif unique en garderie

Stéphane Bédard (à gauche)

Stéphane Bédard (à gauche)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le virage qu'entame le gouvernement libéral de Philippe Couillard en abolissant le tarif unique en garderie est décrié par les partis d'opposition, du PQ à la CAQ en passant par Québec solidaire. Tous accusent le premier ministre d'avoir rompu la promesse qu'il avait faite en campagne électorale de se contenter d'indexer sur l'indice du coût de la vie le tarif offert aux parents.

C'est une triste journée, une journée sous le signe du mensonge parce que le premier ministre n'avait jamais dit en campagne électorale qu'il fait ce qu'il est en train de faire. C'est malhonnête.

Stéphane Bédard, chef de l'opposition officielle et député de Chicoutimi pour le Parti québécois (PQ)

Le chef de la CAQ, François Legault, a lui aussi souligné que « Philippe Couillard ne respecte pas ses promesses ». « C'était noir sur blanc dans le programme des libéraux. Ils dénonçaient même l'augmentation de 7 $ à 9 $ proposée par le Parti québécois », a noté M. Legault.

Pas de dialogue

En Chambre, la porte-parole de la CAQ en matière de famille, Lise Lavallée, a de son côté rappelé que son parti était contre toute hausse de tarif.

Le scénario du gouvernement nous déçoit au plus haut point. La ministre fait la sourde oreille aux demandes des contribuables, qui sont déjà surtaxés.

Lise Lavallée, porte-parole de la CAQ en matière de famille

« Cette nouvelle hausse pour les familles québécoises s'ajoute à la hausse des tarifs d'électricité, à la hausse des taxes scolaires, au maintien de la taxe santé, et j'en passe. Nous croyons qu'il aurait fallu opter pour une modernisation de la gouvernance des garderies avant de demander aux parents de faire un effort supplémentaire », a poursuivi Lise Lavallée.

Un net recul pour la classe moyenne

Le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard, considère que le gouvernement libéral fait preuve de « mépris » en appliquant une mesure aussi radicale sans avoir, au préalable, consulté qui que ce soit.

« C'est un choix qui a été fait de façon purement idéologique alors, si c'est idéologique, pourquoi ne l'a-t-il pas défendu pendant la campagne? », demande le député de Chicoutimi.

Selon Stéphane Bédard, ce changement de cap portera préjudice aux familles de la classe moyenne et, au bout du compte, à la croissance économique, puisque les ménages seront amenés à consommer moins.

« Tout ça pourquoi? Parce que la plateforme [électorale] des libéraux ne tenait pas la route, il y a eu un trou dans les prévisions et il [Philippe Couillard] décide de faire payer aux familles son incompétence à faire des promesses loufoques », lance le chef de l'opposition officielle.

Le mécontentement des péquistes est tel qu'ils proposeront la semaine prochaine à l'Assemblée nationale qu'une motion de censure soit débattue et ce, dans l'espoir que les élus retirent leur confiance dans le gouvernement. Mais ledit gouvernement étant majoritaire, la motion du PQ devrait rester lettre morte. 

Discussion autour de l'universalité

Québec solidaire, par la bouche de Françoise David, s'est dit « en colère ». 

Le Québec s'était dit que les services de garde, c'est aussi important que l'école, que la santé. Que toute la société va y contribuer. Ça c'est un modèle que le gouvernement est en train de détruire.

Françoise David de Québec solidaire

L'idée que l'universalité soit mise à mal dans le modèle imposé par le gouvernement de Philippe Couillard est cependant contestée par la ministre de la Famille : « Je voudrais commenter le modèle d'aujourd'hui, celui que certains d'entre nous appellent universel. Ce n'est point le cas. Il y a des familles qui paient 7,30 $, mais il y a des familles qui paient jusqu'à 60 $ par jour. Le modèle que la députée de Gouin voit n'existe pas. Il y a aussi des parents qui attendent toujours des places », a répondu Mme Charbonneau.

Quant au premier ministre, Philippe Couillard, il a donné sa propre définition de l'universalité.

L'universalité d'un programme public, ce n'est pas que tout le monde paie la même affaire. C'est que tout le monde ait accès à un programme abordable. En passant, tous les pays européens, scandinaves, développés, utilisent cette méthode-là. C'est le Québec qui se met maintenant au diapason.

Le premier ministre Philippe Couillard



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