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Le modèle québécois de prêts de livres numériques inspire la France

Livre numérique

Photo : iStock

Radio-Canada

La collection de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est considérable, et pas seulement sur les étagères. Elle prend de l'ampleur dans l'univers virtuel. Les Québécois peuvent emprunter gratuitement un nombre de plus en plus important de livres numériques.

Un texte de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

La directrice des services à distance de l'établissement, Maryse Trudeau, offre aux Québécois environ 70 000 titres numériques. Elle qualifie le prêt numérique de « grand succès, c'est un de nos services vedettes actuellement ».

« Au moment où on a lancé le projet en 2010, on était en retard, un gros retard. Il n'y avait presque pas de livres numériques dans les bibliothèques », explique Jean-François Cusson, directeur général de Bibliopresto, un organisme qui aide les bibliothèques québécoises à prendre le virage numérique.

Pour vous donner une idée, en 2012, nous avions six bibliothèques qui travaillaient sur le projet pilote. Aujourd'hui, en 2014, ça ne fait pas trois ans que nous avons développé la plateforme et nous avons plus de 100 bibliothèques qui ont intégré le système.

Jean-François Cusson, directeur général de Bibliopresto

« Les bibliothèques du Nouveau-Brunswick aussi sont sur la plateforme maintenant. En début septembre, nous avons franchi le cap du million d'emprunts numériques. Ça fonctionne très bien, il y a une forte demande pour le livre numérique en bibliothèque », précise-t-il.

Les bibliothèques virtuelles fonctionnent exactement comme une bibliothèque traditionnelle. Il faut que le livre soit disponible pour pouvoir l'emprunter. « Même si la notion est absurde dans le numérique, on achète vraiment des exemplaires », explique Jean-François Cusson.

« Ce que ça veut dire, c'est que lorsqu'un exemplaire est prêté, il n'est pas disponible pour un autre lecteur. Ça ne peut pas être un bar ouvert, on aurait des problèmes avec les éditeurs, qui refuseraient de nous vendre leurs livres. »

Comme à la bibliothèque, le livre numérique ne peut être emprunté que pour un temps limité. « Les livres sont "chronodégradables". Après trois semaines, le livre qu'on a emprunté et téléchargé sur sa tablette ou sa liseuse se désactive. On n'y a plus accès. Il redevient alors disponible dans la collection de la bibliothèque ».

Un modèle à l'étranger

Les bibliothèques québécoises ont aujourd'hui une longueur d'avance sur les autres pays de la francophonie.

« En France, ils démarrent des projets pilotes cette année », souligne Jean-François Cusson. « Nous avons trois ans d'avance sur ce qui se fait là-bas. Récemment, les bibliothèques de Grenoble ont adopté le système. Il s'agit d'une belle réussite québécoise. C'est un succès qui a été développé au Québec et qui maintenant s'exporte à l'étranger », conclut-il.

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