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La justice suédoise maintient son mandat d'arrêt contre Julian Assange

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à la sortie de la Haute Cour de justice de Londres en décembre 2011.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à la sortie de la Haute Cour de justice de Londres en décembre 2011.

Photo : AFP / BEN STANSALL

Radio-Canada

Le fondateur du site Internet WikiLeaks, Julian Assange, a été débouté jeudi par un tribunal suédois alors qu'il tentait de faire annuler en appel un mandat d'arrêt émis contre lui dans une affaire d'agressions sexuelles.

Julian Assange, qui vit reclus dans l'ambassade de l'Équateur à Londres depuis juin 2012, est activement recherché par la justice américaine pour avoir publié sur le site WikiLeaks le contenu de 250 000 télégrammes diplomatiques et 500 000 rapports militaires classés secret-défense.

L'homme de 43 ans, originaire de l'Australie, craint d'être arrêté par la police britannique aussitôt qu'il quittera l'ambassade pour être remis ensuite à la justice suédoise, qui, à son tour, l'extradera aux États-Unis.

Julian Assange demande de pouvoir bénéficier de l'asile politique que lui a accordé l'Équateur en août 2012.

Le gouvernement équatorien se dit prêt à le garder dans son ambassade aussi longtemps qu'il le faudra.

Émis contre lui après le scandale provoqué par la publication de ces milliers de documents, le mandat d'arrêt des autorités suédoises concerne de présumées agressions sexuelles qu'aurait commises Julian Assange à l'endroit de deux femmes. Des faits qu'il a toujours niés, assurant qu'il s'agissait de relations consentantes.

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Pas de détention abusive, selon la Cour d'appel suédoise

Dans son jugement, la Cour d'appel de Stockholm explique que le mandat d'arrêt européen qui pèse contre lui ne contraint pas Julian Assange à une forme de détention abusive.

« Le mandat d'arrêt ne peut pas être exécuté pour le moment. D'après l'avis de la Cour d'appel, cela n'est pas en soi une raison pour le lever », ont écrit les juges.

« Julian Assange peut quitter l'ambassade s'il le souhaite. Cela signifie que la restriction de sa liberté n'équivaut pas à une privation de liberté », ont estimé les juges.

Selon eux, « il y a un risque que Julian Assange prenne la fuite ou échappe aux poursuites judiciaires ».

L'avocat de Julian Assange, Me Per Samuelsson, a indiqué qu'il porterait l'affaire devant la Cour suprême suédoise et jusque devant la justice européenne s'il le faut.

« Nous sommes certains que la loi est de notre côté », a déclaré le procureur à l'Agence France-Presse.

Avec les informations de Agence France-Presse

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