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Le DPCP va s'expliquer avec la famille du bambin décédé

Voiture accidentée

Le policier ne sera pas poursuivi : reportage d’Anne-Louise Despatie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) rencontrera finalement dans les prochains jours la famille du bambin qui a été tué par un policier circulant à grande vitesse à Longueuil afin de lui expliquer pourquoi aucune accusation n'a finalement été portée contre cet agent de la SQ. Le DPCP s'expliquera par la suite publiquement.

Interpellée plus tôt à l'Assemblée nationale par l'opposition, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait reconnu que le DPCP aurait dû veiller à ce qu'un de ses représentants explique cette décision à la famille, tout en rappelant qu'il s'agit là d'un organisme indépendant de son pouvoir.

Il faut justement éviter de politiser des situations comme celle-ci. Ceci étant dit, Monsieur le président, le directeur des poursuites criminelles et pénales doit et va rencontrer la famille afin d'expliquer la situation qui l'a amené à ne pas porter d'accusations.

Une citation de :Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec

Le policier de la Sûreté du Québec impliqué dans l'accident circulait à 122 km/h dans une zone résidentielle à bord d'une voiture banalisée, le matin du 13 février. Il ne répondait alors à aucun appel d'urgence. Son véhicule est entré en collision avec celui dans lequel se trouvaient un garçon de 5 ans, sa soeur de 14 ans et leur père, qui les conduisait à l'école.

Gravement blessé, le bambin a succombé à ses blessures cinq jours plus tard, à l'hôpital.

La semaine dernière, les parents du garçon ont appris des policiers qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent de la SQ, sans plus d'explication.

Le rapport des enquêteurs du SPVM étant confidentiel en raison de la politique ministérielle, les parents n'ont pas pu connaître les raisons pour lesquelles aucune accusation n'a été portée par le procureur du DPCP.

« Un crime difficile à cerner », selon Bertrand St-Arnaud

Pour l'ancien ministre québécois de la Justice, Bertrand St-Arnaud, le crime de conduite dangereuse est l'un des plus difficiles à comprendre.

S'appuyant sur ce qu'en ont dit les tribunaux supérieurs, Bertrand St-Arnaud explique qu'une condamnation pour conduite dangereuse nécessite qu'on fasse la preuve que le conducteur a fait preuve d'un écart marqué par rapport à la conduite d'une personne raisonnable. « Pas juste une simple imprudence, dit-il, mais vraiment une insouciance téméraire. Donc, pour être accusé au criminel il faut regarder l'ensemble des circonstances. Le conducteur était-il intoxiqué? Avait-il un permis de conduire valide? Avait-il fait des dépassements? Brûlé un feu rouge? [...] Ça prend plus qu'un seul facteur pour en venir à une condamnation de conduite dangereuse ».

Bertrand St-Arnaud reconnaît que, dans le cas du policier impliqué dans l'accident de Longueuil, la vitesse excessive était en cause.

Mais l'ex-ministre de la Justice rappelle qu'on ne connaît pas toutes les circonstances du drame. Et il se dit confiant qu'une analyse très sérieuse a été faite par le DPCP du fait qu'un policier est impliqué : « Honnêtement, dit-il, dans tous les cas je crois que cela se fait de façon très indépendante par de grands professionnels qu'on a au niveau des poursuites. »

Retour sur l'affaire Markovic

Cette affaire rappelle le cas du policier Serge Markovic, qui avait tué un enfant en 1990 alors qu'il roulait à 90 km/h dans une zone scolaire. L'agent, qui répondait à un appel, avait grillé un feu rouge et heurté mortellement le jeune Paul MacKinnon, qui traversait la rue sur un feu vert.

Accusé et reconnu coupable de conduite dangereuse, l'agent Markovic avait été condamné à 45 jours de prison.

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