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La tension monte à Hong Kong après une période d'accalmie

Des manifestants sont chassés par des policiers antiémeutes devant le parlement à Hong Kong, mercredi matin.

Des manifestants sont chassés par des policiers antiémeutes devant le parlement à Hong Kong, mercredi matin.

Photo : Tyrone Siu / Reuters

Reuters

Un petit groupe de manifestants a réussi à s'introduire à l'intérieur du parlement de Hong Kong aux premières heures du matin mercredi. Cela a entraîné une intervention de la police pour sécuriser le bâtiment dans une escalade de tensions qui intervient après une période de calme relatif.

Quelques heures plus tôt, une partie d'un quartier du centre-ville où campent les manifestants prodémocratie depuis près de deux mois avait été évacuée sans incident, la police ne cherchant pas à déloger les protestataires de leur camp principal.

Une centaine de membres de forces de l'ordre, équipés de casques, de boucliers et de matraques, ont à un moment été déployés à l'extérieur du parlement. Ils faisaient face à des manifestants qui réclament des élections libres pour désigner le prochain dirigeant de la ville en 2017.

Quatre personnes de 18 à 24 ans ont été arrêtées, tandis que trois agents de sécurité ont été admis à l'hôpital après avoir été blessés, précise la police dans un communiqué.

La situation s'est ensuite calmée, avec seulement une poignée de policiers qui montaient la garde.

C'est la première fois depuis le début du mouvement de protestation que des manifestants ont forcé l'entrée d'un bâtiment public, ce qui semble aller à l'encontre des prévisions de nombre d'experts d'un étiolement de la plus forte contestation jamais connue par Hong Kong.

Fernando Cheung, un élu démocratique présent sur les lieux de l'incident, a déclaré qu'il avait, avec l'aide d'autres manifestants, tenté d'empêcher les activistes de pénétrer dans le parlement.

« C'est un incident très, très isolé. J'estime que c'est malheureux, c'est quelque chose que nous ne voulons pas voir arriver, car jusqu'ici le mouvement a été très pacifique », a-t-il dit.

Mardi, en début de journée, une trentaine d'huissiers de justice étaient arrivés au pied de la Citic Tower, 33 étages, située dans le quartier d'Admiralty, juste à côté de bâtiments des services gouvernementaux, ont rapporté des témoins.

L'ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997 dans la formule « un pays, deux systèmes », bénéficie de plus d'autonomie et de liberté qu'en Chine continentale.

Mais le mouvement prodémocratie dénonce dans la rue les procédures électorales fixées cet été par Pékin pour le prochain scrutin. Les manifestants rejettent notamment la sélection préalable des candidats par un comité dont les membres seront en partie désignés par le pouvoir.

Selon un sondage de l'Université chinoise de Hong Kong publié lundi, plus des deux tiers des habitants de Hong Kong (67,4 %) estiment que les manifestants devraient mettre fin à leur mouvement d'occupation.

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