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TransCanada affirme ne pas payer ses partisans

Fuite majeure de la stratégie de TransCanada : réaction de Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada

TransCanada jure qu'elle n'a pas suivi toutes les recommandations de la firme de relations publiques Edelman, contenues dans un document stratégique confidentiel dévoilé par Greenpeace ce matin.

Un texte de Thomas GerbetTwitterCourriel

« C'est un document de conseils », précise d'emblée le porte-parole du projet Énergie Est, Tim Duboyce. Ça ne veut pas dire que toutes les stratégies contenues là-dedans ont été retenues par TransCanada ». La compagnie affirme avoir mis de côté les propositions plus négatives faites par Edelman.

Voici les explications de TransCanada sur les principales recommandations du document :

Sur le paiement de partisans comme des blogueurs

« Je n'ai jamais vu ça », affirme le porte-parole, employé de l'entreprise depuis deux mois. « Ça ne fait pas partie de la culture de l'entreprise », dit Tim Duboyce, qui explique que la proposition n'a pas été retenue par la compagnie. Il reconnaît toutefois chercher à identifier des partisans influents, localement ou nationalement, pour défendre le projet.

Quand vous voyez des gens parler publiquement en faveur du projet, ils ne sont pas payés, ils ne sont pas scriptés. Pourquoi ferions-nous ça ? Nous n'en avons pas besoin. 

Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada

Sur le financement universitaire pour s'allier les scientifiques

La rumeur est confirmée par TransCanada. « On trouve que c'est une excellente idée », dit le porte-parole. « On veut en savoir sur cette espèce pour faire les choses de la bonne façon, pour ne pas nuire aux belugas. Même les opposants au projet sont d'accord qu'il y a une lacune dans la connaissance des belugas. »

Sur l'utilisation de personnalités publiques influentes

Là aussi, TransCanada pense qu'il s'agit d'une bonne idée. Tim Duboyce prend l'exemple du maire de Montréal, Denis Coderre : « ce serait une excellente idée d'avoir son appui ».

Sur la recherche d'informations négatives sur les opposants

« Ça ne servirait à rien, ça ne servirait pas à informer le public sur le projet », argumente Tim Duboyce. Le porte-parole ajoute que « la seule chose qu'on cherche à discréditer, ce sont les fausses informations et nos opposants en passent beaucoup sur le projet »

Sur le rapprochement avec les médias locaux

« Ils sont un outil formidable », reconnaît Tim Duboyce. Le document stratégique met en garde TransCanada contre le risque de nuisance de ces médias et la nécessité de bien les traiter. « Ils sont très importants, car les gens de ces communautés ont des questions très précises pour nous concernant des enjeux locaux sur le passage du pipeline. Les médias nationaux ne parlent pas de ces enjeux locaux ».

Les armes de TransCanada : explications de Catherine Kovacs

Mauricie et Centre du Québec

Société