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Gatineau : un quart des patients quittent les urgences sans soins

Urgence de l'Hôpital de Hull (archives).

Urgence de l'Hôpital de Hull (archives).

Radio-Canada

Les temps d'attente sont tellement longs aux urgences des hôpitaux de Hull et Gatineau, qu'un patient sur quatre finit par s'en aller sans avoir obtenu de soins.

Lors du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau, le directeur général, Denis Beaudoin, a affirmé que la situation s'est améliorée depuis l'été, mais qu'on était encore loin des cibles provinciales.

Celles-ci fixent à 5 % le pourcentage de personnes qui devrait quitter les urgences sans avoir vu de médecin.

« C'est quelques patients par jour qui se présentent et qui vont attendre des heures, pour quelque chose qui ne mérite pas d'être aux urgences. Donc là, on met en place des procédures où, lorsque le patient va se présenter, il va y avoir un avis comme quoi il ne peut pas rester parce qu'il n'aura pas le service », explique-t-il.

Alors qu'on devrait être en bas de 5 %, là on est entre 20 % et 25 %.

Une citation de Denis Beaudoin, directeur général du CSSS de Gatineau

Par ailleurs, le temps moyen d'attente aux urgences de Hull et Gatineau a augmenté. Il est passé de 20 à 25 heures à plus de 30 heures pour les patients qui attendent qu'un lit se libère aux étages. Cela explique la hausse du temps d'attente global dans les hôpitaux de la région.

« Ce n'est pas la durée moyenne de séjour qui augmente dans nos urgences, mais bel et bien la durée moyenne de séjour pour ceux qui sont en attente d'un lit. L'encombrement des lits par les personnes âgées, qui a augmenté depuis la dernière année, ne nous permet pas de monter rapidement la clientèle », affirme M. Beaudoin.

Selon ce dernier, le désengorgement des urgences passe par la mise sur pied de solutions d'hébergement de moyenne et de longue durée.

En ce moment, le directeur général du CSSS de Gatineau estime par exemple que 30 % à 35 % des lits réservés aux patients en santé mentale sont occupés par des personnes qui attendent un hébergement.

Un déficit qui se creuse

Lors de la réunion du conseil d'administration, il a été porté à l'attention des membres que le déficit du CSSS de Gatineau ne serait plus de 4 millions de dollars, mais de 5,6 millions de dollars.

« C'est malheureux, mais c'est la situation. On a pris toutes les mesures qu'on pouvait sans sacrifier le service à la population », souligne le président du conseil d'administration, Bruno Bonneville.

Selon ce dernier, l'ampleur du déficit peut être attribuée notamment à une hausse de 14 % du nombre d'opérations chirurgicales, au cours de la dernière année.

À cela s'ajoute une hausse de 12 % du nombre de personnes âgées qui fréquentent les urgences et attendent d'être placées dans des services de soins de longue durée.

Afin de trouver de nouveaux revenus et d'éponger ce déficit, le conseil d'administration du CSSS de Gatineau a voté, lundi, en faveur de la fin de la gratuité des stationnements des CLSC et de l'Hôpital Pierre-Janet.

D'après un reportage de Charlotte Landry

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