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Industrie minière : le tiers des travailleurs à la retraite d'ici 5 ans

Le syndicat des Métallos indique que six mineurs sont morts, en Ontario, cette année.
Le syndicat des Métallos indique que six mineurs sont morts, en Ontario, cette année. Photo: CBC
Radio-Canada

Un travailleur sur trois de l'industrie minière prendra sa retraite d'ici 5 ans selon le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie des mines. Tous les corps de métiers seront en demande. Il faudra même voir à la relève entrepreneuriale. Le phénomène est au coeur des discussions cette semaine alors qu'une bonne partie de l'industrie est réunie pour le Congrès Québec Mines.

Gérald Riverin a fait le choix de travailler de la maisonGérald Riverin a fait le choix de travailler de la maison

Sorti de sa retraite

Après une carrière de géologue, Gérald Riverin, avait décidé de prendre sa retraite. Ressources Yorbeau l'a toutefois convaincu d'accepter la présidence de la compagnie. « Je pense à tous mes collègues du même âge. On est tous rendus au même point. On veut ralentir, on ne veut plus porter ce fardeau à tous les jours. On veut rester un peu dans la business, mais on commence à se retirer », souligne-t-il.

M. Riverin toutefois décidé de travailler de la maison. Il constate que la relève se fait rare. Il n'est pas le seul à l'observer dans l'industrie.

Un manque à combler

Le comité Mines d'avenir a été formé pour répondre au manque d'entrepreneurs miniers au Québec. Le spécialiste du secteur minier pour le Québec chez Price Waterhouse Coopers, Nochane Rousseau, explique qu'« on a une banque d'entrepreneurs qui sont justement prêts à aider la relève et c'est un peu ça aussi Mines d'avenir, c'est justement d'avoir un réseau, un réseau de contacts pour les aider, leur offrir du mentorat et de l'encadrement. »

Miser sur le ralentissement?

Le chercheur associé à la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM, Michel Gilbert, voit la situation d'un autre angle après la surchauffe des dernières années. « Au Québec, ce sont surtout des juniors d'exploration et dans ce sens-là, oui, on en a vu naître, mais je vous dirais que tout le boom qu'on a vécu a permis à un paquet de géologues et à un paquet d'ingénieurs d'être sur le marché du travail. Et certains d'entre eux ont fait le saut », précise-t-il.

À son avis, le ralentissement va permettre à des gestionnaires d'expérience de passer le flambeau. Tout en demeurant disponibles pour conseiller la relève.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais