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Harcèlement et congédiement abusif : l'UQTR devant la Commission des relations du travail

Les explications d'Amélie Desmarais

La Commission des relations du travail entend, lundi, les plaintes déposées par l'ex-directeur du service de l'équipement de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Alain Fournier, pour harcèlement et congédiement abusif.

L'ingénieur Alain Fournier, qui est aussi chargé de cours à l'UQTR depuis 30 ans, a commencé son témoignage lundi matin. Il a été congédié par l'UQTR à l'automne 2013.

Il était en poste au service de l'équipement depuis un peu plus de trois ans.

En tout, quatre plaintes ont été retenues par le tribunal administratif :

  • une pour harcèlement psychologique à l'endroit d'Alain Fournier de la part de la vice-rectrice aux finances, Johanne Giguère, et de l'ex-vice-recteur suppléant, Gilles Charland;
  • une pour congédiement sans cause juste;
  • une pour pratique interdite;
  • une pour des raisons pécuniaires.

Lundi, Alain Fournier a énuméré une série de projets qu'il a supervisés, comme le pavillon de la vie étudiante, les laboratoires de criminalistique et le démarrage du projet de campus à Drummondville. Selon lui, ses patrons ont toujours été satisfaits de son travail.

Il a ensuite raconté que c'est au lendemain de l'entrée en poste de la vice-rectrice aux finances, Johanne Giguère, que la situation s'est dégradée.

Alain Fournier a évoqué une rencontre lors de laquelle Johanne Giguère lui aurait dit que même s'il était ingénieur et que son poste exigeait un titre d'ingénieur, un technicien pourrait très bien faire son travail.

Il a aussi été question du contrat qui lie L'UQTR à Sodexo, la firme qui exploite la cafétéria. Selon Alain Fournier, Johanne Giguère aurait accordé une réduction de loyer de 25 000 $ et prolongé le contrat de Sodexo de 7 ans, soit jusqu'en 2021, sans retourner en appel d'offres. Sodexo avait au préalable un contrat de 3 ans.

Alain Fournier a raconté qu'il avait dénoncé cette façon de faire auprès du secrétaire général, André Gabias, aussi responsable de l'observation des règles contractuelles. Alain Fournier estimait que Johanne Gigère n'avait pas respecté les règles et que sa façon de faire n'était pas équitable pour les autres soumissionnaires.

Les audiences devraient s'échelonner sur six jours. La suite sera entendue en 2015.

Mauricie et Centre du Québec

Société