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Yukon : un salaire qui inquiète la restauration rapide

frites
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La restauration rapide du Yukon s'inquiète de la hausse du salaire minimum passé de 11,75 $ à 15 $ l'heure le mois dernier dans le cadre du Programme territorial de candidature à l'immigration (PTCI).

Selon le président de la Chambre de commerce de Whitehorse, Rick Karp, l'augmentation obligera les employeurs à verser des salaires plus élevés à tous leurs employés et par conséquent rendra leurs produits plus chers à la consommation.

En effet, explique-t-il, un employé étranger issu du PTCI qui travaille au comptoir d'un restaurant pourrait être mieux rémunéré que d'autres employés canadiens ayant davantage d'expérience.

« Si nous voulons acheter un hamburger ou un café beaucoup plus cher, peut-être même le double du prix actuel, alors n'hésitons pas, s'exclame M. Karp. Mais ce n'est une façon pratique de travailler. »

Le PTCI, créé en 2006, est un mécanisme qui permet au gouvernement du Yukon de désigner des candidats à l'immigration pour combler des besoins prioritaires à son économie et son industrie.

Le gouvernement du Yukon précise que la décision d'imposer cette hausse de salaire provient directement d'Ottawa, du ministère de l'Emploi et du Développement social du Canada.

« On ne nous a pas prévenus, d'après ce que je comprends, » dit la ministre territoriale de l'Éducation, Elaine Taylor. « Il n'y a certainement pas eu de discussion à ce sujet avec le gouvernement du Yukon. »

Mme Taylor entend s'adresser au ministère fédéral, à l'industrie de la restauration et au Bureau des statistiques du Yukon. Elle veut savoir si l'information utilisée pour déterminer la hausse de ce salaire minimum reflète correctement les conditions du marché du travail au Yukon.

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