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Marquées à vie lors de traitements de détatouage

Magalie Courtemanche voulait faire disparaître son tatouage. Elle se retrouve avec quelque chose d'encore plus visible : une immense cicatrice sur l'avant-bras.

Magalie Courtemanche voulait faire disparaître son tatouage. Elle se retrouve avec quelque chose d'encore plus visible : une immense cicatrice sur l'avant-bras.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 18 femmes qui voulaient faire disparaître leurs tatouages sont maintenant marquées à vie. Elles ont été grièvement brûlées lors de traitements de détatouage. La propriétaire de Bye Bye Tattoo, à Saint-Eustache, Carmen Tassé, annonçait pourtant que sa méthode ne laissait aucune cicatrice.

« Elle disait "tu vas voir, tu vas avoir une belle peau de bébé, ça va revenir super beau ta peau, aucun souci à te faire avec ça". »

— Une citation de  Magalie Courtemanche, cliente de Bye Bye Tattoo
La cicatrice de Krystel Bonenfant
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La cicatrice de Krystel Bonenfant

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada a obtenu les photos et témoignages de 18 clientes de Bye Bye Tattoo. Toutes ont été brûlées au deuxième degré. 

L'une d'elle, Krystel Bonenfant, voulait effacer un tatouage dans son dos. Elle devra vivre avec une cicatrice. 

« On m'avait confirmé que le traitement était sans douleur et sans cicatrice. [Elle vous a dit ça Carmen Tassé?] Oui, mot pour mot. »

— Une citation de  Krystel Bonenfant

« Bye Bye Tattoo fera disparaître vos tatouages sans douleur ni cicatrice » : c'est ce que dit la publicité. 

La propriétaire Carmen Tassé soutient que ses produits font ressortir l'encre de la peau. « Ça fonctionne très bien. Ça fait quatre ans qu'on en fait et on a de bons résultats. »

Malgré les témoignages contraires, elle affirme que ses clientes étaient au courant des risques de cicatrices. Elle reconnaît par contre que sa publicité allait trop loin.

« On va retirer le "sans cicatrice", dit-elle. Il y a des possibilités de cicatrices dans tous les traitements. »

Le Collège des médecins étudie le dossier de Bye Bye Tattoo, tout comme la Direction de la santé publique.

Par la voix de ses avocats, Carmen Tassé soutient que plusieurs clientes n'auraient pas suivi l'ensemble des traitements nécessaires. Elle doute aussi que ses clientes aient bien appliqué la procédure après-traitement. Elle soutient que les situations décrites par Radio-Canada sont des cas isolés.

D'après le reportage de Benoît Giasson

Un reportage complet sera diffusé à l'émission La Facture, mardi à 19 h 30 à ICI Radio-Canada Télé.

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