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Le PDG de Radio-Canada se prononce en prévision de la manifestation de dimanche

La tour de la maison de Radio-Canada à Montréal.

La tour de la maison de Radio-Canada à Montréal.

Photo : PC/Paul Chiasson

Radio-Canada

Prenant acte de la manifestation prévue dimanche pour la survie de Radio-Canada, le président-directeur général de la société d'État, Hubert T. Lacroix, dit qu'il est rassuré par l'attachement de l'auditoire envers l'institution.

« Des milliers de personnes défileront dans les rues de Montréal, Ottawa, Québec et ailleurs pour clamer leur attachement à Radio-Canada. Ils témoigneront de l'intensité de la relation qui les unit au diffuseur public », écrit le PDG dans un communiqué rendu public vendredi soir.

Annoncée sur Facebook, la manifestation de dimanche se veut une réaction aux annonces successives de compressions, de la vente de la Maison Radio-Canada, de la fermeture de studios, et, plus récemment, de la fermeture du costumier de Radio-Canada, le plus grand costumier en Amérique du Nord.

Hubert T. Lacroix, PDG de Radio-Canada/CBCAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hubert T. Lacroix, pdg de Radio-Canada/CBC

Photo : Presse Canadienne/Nathan Denette

La manifestation se tient le 16 novembre, à midi, au Square Victoria. Une marche est prévue vers la tour de Radio-Canada sur le boulevard René-Levesque. Sur la page Facebook de l'événement, plus de 5000 personnes ont indiqué qu'elles participeraient à la manifestation.

L'instigateur de la page Facebook, Nicolas Bédard, dit qu'il a lancé cet appel pour donner la chance à ceux qui, comme lui, souhaitent « exprimer leur désaccord sur le démantèlement du diffuseur public ».

Le Québec est sur le point de perdre une de ses principales institutions de promotion de sa culture ainsi que le chien de garde de sa démocratie […] Démontrons notre appui à Radio-Canada. Réagissons!

Nicolas Bédard, sur Facebook

Hubert T. Lacroix, lui, ne parle pas de démantèlement, mais plutôt d'une restructuration inévitable. « Tous nos employés sont présentement engagés dans un processus de transformation destiné à nous permettre de relever les défis du nouvel univers médiatique auquel aucun diffuseur de masse n'échappe. Tous sont témoins de cet effort difficile et courageux », dit-il par voix de communiqué.

Il a également insisté sur l'indépendance de la société d'État par rapport au pouvoir politique. « La gestion quotidienne et les choix éditoriaux comme la définition de nos orientations ne dépendent que de nous. Ils sont libres de toute intervention politique », a-t-il écrit.

Disposer d'une flexibilité financière additionnelle nous permettrait d'ancrer CBC/Radio-Canada dans le 21e siècle. Le succès de cette transformation est indissociable d'un financement à la hauteur de notre mandat et des attentes des Canadiens.

Hubert T. Lacroix

Le SCRC crie à la « récupération »

La présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), Isabelle Montpetit, pense quant à elle que le président de Radio-Canada « fait de la récupération ». La direction affirme qu'elle est en train de restructurer la société d'État, « mais le processus est complètement opaque et on finance cette transformation avec des coupures de postes », remarque-t-elle.

Il n'y a rien dans ce que l'on voit qui ressemble à de la création.

La présidente du SCRC, Isabelle Montpetit

Hubert T. Lacroix est « culotté », dit Mme Montpetit, qui rappelle au passage que le président a été récemment accusé par l'ex-directeur de l'information de Radio-Canada, Alain Saulnier, d'entretenir des liens étroits avec le Parti conservateur qui impose les compressions à la société d'État.

En plus de la marche organisée à Montréal, une manifestation est aussi prévue dimanche au Nouveau-Brunswick, à Moncton, à 13 h. Dans les autres régions canadiennes, des rassemblements sont également prévus devant tous les établissements de la Société Radio-Canada.

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